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Le marché de la musique, son évolution et ses difficultés ? La question est pertinente tant ce secteur semble avoir subi des métamorphoses depuis quelques années. Pendant longtemps, un manque de structure régnait de sorte que pour être produit et diffusé un artiste devait faire preuve de pugnacité… Pour pallier ce manque et dans l’optique de donner une dimension nouvelle à l’industrie du disque au Maroc, a été crée, en 2003 Platinium Music. En collaboration avec Universal Music, cette maison de disque avait pour objectif de développer un marché légal de la musique. L’installation fut difficile, et lors des premières années, des pertes d’envergure ont été constatées. Pourtant nombre d’artistes marocains font partie de ce label : Nass El Ghiwan, Malek ou encore Najat Atabou. Le piratage parait être la première des causes. En effet, les professionnels du métier doivent faire face à deux types d’illégalités : le téléchargement par internet et la vente de disques gravés. Ainsi, il est estimé que sur 50 CD vendus, un seul serait original. Dés lors, et quelle que soit la campagne de communication faite en amont, il est rare qu’un artiste écoule plus de 10 000 CD. Il y a donc matière à s’inquiéter d’abord parce que les perspectives d’implantation sont minces et ensuite parce que l’industrie du disque est en pleine mutation. Une restructuration du marché est ainsi en train de s’opérer : l’accent sera désormais mis sur l’organisation d’évènements, les téléchargements deviendront payants et des accords marketing avec des opérateurs de téléphonie mobile viennent d’être signés. D’un autre côté, l’apparition de radios privées, a permis de faire connaître puis d’implanter des styles musicaux, comme le rap marocain par exemple. Ce changement de cap, sonnera peut-être le glas d’une nouvelle ère. Mais cette évolution a mis la question du droit d’auteur au centre de la problématique. Le BMDA, bureau marocain des droits d’auteur, devient donc l’arbitre des  différents acteurs du métier : producteurs, diffuseurs, artistes. En espérant que cette nouvelle approchera donnera du dynamisme à ce secteur…

F-Z.T.

A quoi sert le BMDA ?
 Le bureau marocain des droits d’auteur devient au centre de cette nouvelle approche. A chaque diffusion radio ou présentation d’un artiste le montant correspondant au temps de retransmission est, par un montage financier, versé au BMDA. C’est le dahir n°1-00-20 qui dans son article 50 à 59,  fut à l’origine de cette réglementation sur : « le droit des artistes, interprètes ou exécutant, des producteurs et organismes de radiodiffusion ». Cette loi stipule aussi qu’une  responsabilité civile et même pénale des fournisseurs d’accès à internet peut avoir lieu si ce dernier a connaissance du téléchargement illicite.



 

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