Le co-développement durable est possible. Il est même devenu un phénomène quelque peu à la mode. Beaucoup d’observateurs y voient la voie obligée du succès de la globalisation. A l’opposé, il existe encore des défenseurs de l’autarcie. Assez surprenant! La hargne de ces sous-développés du bulbe, est d’autant plus appuyée, lorsqu’il s’agit de défendre leur partie dans des accords de coopération avec des pays dits développés. Leur principal argument repose sur le fait que dans des relations, à la David contre Goliath, le géant rafle tout et ne laisse que des miettes au pauvre David. Pourtant même sur ce terrain, l’histoire n’a-t-il pas assez démontré qu’il ne fallait pas se fier aux apparences, vu que ce fut le géant Goliath qui mordit effectivement la poussière?
Loin d’être seuls sur ce terrain, ils sont sur la même longueur d’ondes que ceux qui ne cessent de décrier les délocalisations d’unités de production ou de services du Nord vers le Sud. Leur cheval de bataille est le dumping social. Pourtant, il est évident que les nations en développement ne peuvent prétendre concurrencer ou rivaliser avec celles, déjà en plein dans la nanotechnologie! Aussi, actuellement le leitmotiv tient en deux mots: intégration régionale. Les États répartis sur une même zone capitalisent sur les atouts et développent leur complémentarité. Si au contraire, ils se concentrent sur les mêmes axes de développement, ils se bousculent sur les mêmes débouchés, et se retrouvent avec des marchés de plus en plus réduits et des prix dictés par les clients. D’où cette logique de s’orienter sur des mêmes axes de développement qui se complètent. C’est ce que les spécialistes nomment le co-développement durable. Adossé à un véritable partenariat, avec une connaissance mutuelle de l’histoire et de la culture des parties, son succès ne fait pas de doute.
Daouda MBaye