Si les services répressifs, qui luttent contre le piratage se rendaient à Derb Ghallef, plusieurs vendeurs à la sauvette de logiciels piratés rentreraient dans les rangs. C’est une voie. Il en existe d’autres, celle qui a été adoptée très récemment en France, mérite d’être méditée. Après la «Positive Attitude», le gouvernement français recommande aux jeunes d’adopter la «Net Attitude». De grands moyens ont été mis dans cette campagne programmée. Le budget de 45.000 euros est réparti entre le ministère de la Culture, celui de l’Industrie, mais aussi Vivendi Universal, le Syndicat National de l’Edition Phonographique (SNEP), la Sacem, l’Union nationale des Associations familiales (UNAF) et le FDI. Il s’agit ni plus ni moins que de sensibiliser les jeunes collégiens au méfait du piratage. Mais en quoi retourne cette Net Attitude? C’est le titre des 450.000 guides destinés à sensibiliser les collégiens sur le droit d’auteurs et les risques du piratage, qui seront diffusés à partir d’avril. Toutefois, j’apprends que le livret est déjà disponible.
Ce livret d’une quinzaine de pages a été rédigé par le Forum des droits sur l’internet (FDI). Son comité éditorial a réuni les producteurs, les auteurs ou les interprètes et les associations de consommateurs, autant d’acteurs qui défendent des points vues très divergents sur la question. Pour un impact encore plus important, le ministère français de l’Éducation Nationale va également en distribuer 300.000 exemplaires, notamment dans le cadre du «Tour de France des Collèges», une campagne d’information et de sensibilisation aux usages de l’internet.
Une telle initiative peut très bien être dupliquée sous nos latitudes. C’est toute l’économie qui en tirerait parti!
Daouda MBaye