D’après une note du Haut Commissariat au Plan, datée du 23 mars 2005, au 4ème trimestre 2004, le secteur secondaire a réalisé des hauts et des bas. Basées principalement sur l’appréciation des chefs d’entreprises relativement à leurs résultats au 4ème trimestre 2004, comparés au 3ème trimestre, et leurs pronostics pour le 1er trimestre 2005, les enquêtes, qui l’ont alimentée, font ressortir une disparité de performances selon les branches. D’autres indications non moins importantes, telles la capacité productive non utilisée, la main-d’oeuvre employée, les dépenses d’investissement et les perspectives pour le premier trimestre 2005, y figurent.
Ainsi au 4ème trimestre 2004, le BTP a affiché une hausse. Celle-ci est à attribuer aussi bien aux activités de TP qu’à celles du Bâtiment, notamment aux activités de peinture, de menuiserie, bois et matières plastiques et aux travaux d’installation électrique. Le boom de l’immobilier y est pour quelque chose.
La production du secteur manufacturier a quasiment stagné. Toutefois, il a été noté que cette situation est due à la compensation entre des hausses et des baisses dans la production ventilée par activité. Ainsi, parmi les activités qui ont connu une croissance élevée dans la production, on note l’industrie du lait (40%), machines et matériels agricoles (31%), et mobilier métallique (28%). A l’inverse les activités, qui ont connu une baisse, ont été dénombrées surtout du côté des branches matériel et appareillage électrique industriel (-50%, sauf matériel tournant), fabrication de bières et de malt (-48%), et pétrole raffiné et dérivés du pétrole et du charbon (-29%, non compris la pétrochimie).
Avec la chute de la production des minerais métalliques d’environ 4%, le secteur minier a subi un léger recul de 1%. Mais c’est le secteur énergétique qui a connu une importante baisse de 21%, due aux régressions conjuguées de la production de pétrole raffiné (-29%) et de l’électricité (-5%).
De meilleures perspectives
En termes de capacité productive non utilisée des entreprises, la répartition a été de 20% pour l’énergie, 21% pour les mines, 24% pour le secteur industriel et 34% pour le BTP. Ce sont les branches matériel de bureau, mesure et contrôle optique et horlogerie et papier, carton et imprimerie avec respectivement 24% et 14% où on a le plus chômé.
La totalité des entreprises du secteur énergie et mines sondées ont procédé à des dépenses d’investissement, pour le renouvellement de l’équipement et/ou l’extension de l’activité. Les proportions restent importantes dans les secteurs industriel et du BTP avec respectivement 70% et 75%.
Pour le 1er trimestre 2005, les perspectives sont bonnes. Des hausses, importantes à assez sensibles, sont prévues dans l’énergie, le BTP, les mines et l’industrie manufacturière. A titre d’exemple, il est prévu une hausse de 18% de la production énergétique, imputable à la hausse prévue de pétrole raffiné (+28%).
Les mêmes tendances à la hausse sont prévues partout, sauf pour l’industrie manufacturière.
D. MB.