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M. Rato salue les acquis et les avancées du pays Maroc-FMI

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 L’étape marocaine, dans la tournée maghrébine de M. Rodrigo Rato, Directeur Général du Fonds monétaire international, était attendue à plus d’un titre puisque l’actuel patron du FMI est considéré comme un proche du Maroc mais aussi en raison des réformes engagées par le gouvernement marocain en matière de liberté publique, d’encouragement à l’initiative privée, de modernisation de son administration ainsi que ce qui est des nouvelles dispositions d’encouragement de l’investissement étranger. Si ces efforts sont aujourd’hui patents, il n’en demeure pas moins que tous les indicateurs socio-économiques sont loin d’être au vert. C’est ce constat qu’a relevé M. Rato, lors du point de presse qu’il a donné à Rabat lundi. Une rencontre qui a été l’occasion pour M. Rato de calmer les inquiétudes de certaines presses nationales, qui ont jugé probable que le FMI envisage de soumettre le Maroc à une politique d’austérité, pour faire face notamment à de lourds déficits budgétaires. À ce sujet, le DG du FMI a déclaré lundi à Rabat que son institution n’avait pas l’intention de demander au Maroc la mise en oeuvre de réformes économiques dans le cadre d’une politique d’»ajustement structurel». avant d’ajouter qu’il n’est pas question de cela  car les défis se situent ailleurs. Cependant, M. Rato a insisté avec force qu’il faut entamer des réformes pour que les politiques sociales aient plus d’efficacité. Faut-il rappeler à ce sujet que le taux de croissance de l’économie marocaine s’est établi à 3,5% pour l’année 2004, en repli après les 5,2% enregistrés en 2003, selon des chiffres officiels. Un point qui a tout de même constitué un signe d’encourageant de la part de M. Rato. Sur un autre plan, le responsable du FMI a appelé le Maroc a réduire sa dette et son déficit tout en accélérant la croissance de son économie pour lutter contre le chômage et la pauvreté. Ses propos font écho au diagnostic d’économistes selon lequel le Maroc a besoin d’une croissance moyenne de 6% pour fournir des emplois à  ses quelque 1,2 million de chômeurs, sur une population de 30 millions de personnes, ainsi qu’aux 180.000 jeunes environ qui viennent chaque année sur le marché du travail. À cet effet, la croissance du PIB marocain a atteint 4,6% en moyenne sur la période 2001-2004, l’inflation s’établissant à 1,5% en rythme annuel tandis que le taux de chômage avoisine 19% dans les zones urbaines du pays. Avant de lever la séance, M. Rato a notamment évoqué la nécessité de réformer le système judiciaire, l’administration et le secteur financier afin d’accroître la confiance des investisseurs et de favoriser l’injection dans l’économie des liquidités détenues pour l’instant par les banques locales, estimées à environ un quart du PIB. Sur l’ensemble des éléments évoqués, il faut souligner qu’il y a eu plus de convergences que de divergences entre les différentes autorités marocaines rencontrées et M. Rodrigo Rato, pendant sa tournée maghrébine. De quoi conforter M. Oualalou dans ses choix économiques.

M.S.



 

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