La Mise A Niveau a été quelque peu galvaudée, disait l’autre, il y a deux ans. Actuellement, elle est réellement enclenchée, mais il reste beaucoup à faire. Certains n’ont pas attendu la main tendue de l’Etat et se mettent aux standards internationaux (ISO). Mais, devant la frilosité d’une bonne partie du secteur productif, il y a lieu de s’interroger sur les résultats de la Mise A Niveau (MAN). Aujourd’hui, après que plusieurs structures, une longue liste de fonds et de ligne de crédit, si ce ne sont des agences pour accompagner la Mise A Niveau des entreprises, soient érigés, où en est le processus? Il y a des avancées, mais il reste encore beaucoup d’efforts à accomplir pour éviter une éventuelle débâcle à l’échéance 2010... avant 2012.
Le 7 septembre dernier, le Comité de Financement de la Mise A Niveau s’est réuni sous la présidence de M. Mezouar, Ministre de l’Industrie, du Commerce et de la MAN de l’Économie. L’examen du bilan des réalisations, depuis son institution en février 2004, est révélateur. Depuis, le gouvernement a pris l’option d’instaurer un Fonds de Restructuration Financière et un autre de Modernisation Technologique.
L’Agence Nationale pour la Promotion de la PME (ANPME) se démène pour une plus grande adhésion au processus. Mme Echihabi, Directeur Général, notait qu’après la clôture du projet Euro Maroc Entreprise (EME), les programmes Fonds National de Mise A Niveau (FOMAN) et celui de la Modernisation Technologique sont plus que jamais opérationnels. Sur Casablanca, le Centre de Promotion de la MAN (CPMAN) oeuvre aussi dans ce sens. Les instruments sont donc mis en place, il reste aux opérateurs de les utiliser. Pourtant malgré tout cela, l’engrenage n’a pas encore pris la bonne cadence. Au contraire, il grince dangereusement. Les grains de sables proviendraient-ils d’une inadaptation des mécanismes ? Allez savoir ! En tout cas, actuellement, on a comme l’impression que le Public et le Privé jouent à la baballe, se renvoyant sans cesse la balle.