La contrebande continue de faire pas mal de dégâts à bien des secteurs. Malgré les mesures prises par le Gouvernement pour endiguer ce mal, elle continue de gangrener des pans entiers de l’économie.
De sources sûres, nous apprenons que dans le domaine des hydrocarbures, le litre de «mazout» (terme usité pour désigner le gasoil) valait à peine 4 Dhs, dans la journée du 8 février à Oujda! Comment concurrencer une telle offre? Si cette situation venait à durer, les décideurs dans les secteurs touchés auront sérieusement du fil à retordre.
Des analystes ne cessent de marteler que pour mettre un terme à ce fléau, il faudrait plus qu’un mois d’actions énergiques. Pourquoi ne pas décréter non grata, la contrebande, ce dumping qui ne dit pas son nom? Non seulement, elle met en péril des milliers d’emplois, mais aussi et surtout, elle a un impact négatif sur les investissements. Pire encore, ce phénomène risque de réduire à néant tous les efforts allant dans le sens des réformes pour faciliter l’acte d’investir.
Sur un tout autre volet, ce sont les consommateurs, généralement mus par la préservation de budgets étriqués, qui se ruent sur des produits sans aucune garantie. Les conséquences d’une huile frelatée ou de produits avariés, sains d’apparence, sont souvent fâcheuses. Qui peut garantir leurs composants des carburants sur lesquels, certains sont en train de se ruer maintenant? Celui-là qui voulait épargner peut très facilement se retrouver en fin de compte avec des débours supplémentaires... surtout non prévus.
C’est pour cette raison- et on ne le dira jamais assez- que la qualité n’a pas de prix! Très logiquement, tout le monde s’évertue à se conformer à des normes internationales. C’est le prix à payer pour se mettre au diapason. En combattant la contrebande sous toutes ses formes, on accélérera ce processus.
Daouda MBaye