La compétition, qui permet la confrontation libre de tous les agents économiques au niveau de l’offre et de la demande, est bénéfique et doit être encouragée. Les consommateurs ont un choix plus important et n’hésitent pas à sanctionner la qualité. Du côté des producteurs, elle permet à chacun de grappiller des parts de marché et revendiquer sa place. Ce n’est d’ailleurs pas sans raison que l’on avance que «rien n’est plus stimulant qu’une cause à défendre». Dans tous les domaines d’activité, qu’ils soient traditionnels ou de pointe, il est aujourd’hui admis que l’absence de concurrence, pour ne pas dire monopole, est combattue car nuisible. Même sur la toile, IE (Internet Explorer) n’a pas été seul. Longtemps après que Netscape ait joué les alter ego de seconde zone, actuellement Firefox, Mozilla, Opera, Safar... font du forcing et se positionnent. Les consommateurs iconoclastes n’hésitent pas à changer leur fusil d’épaule et mordent souvent à l’appât. Ce cas illustre fort bien les avantages de la concurrence. Entendez par là, une concurrence saine, contrôlée, pas celle qui est anarchique. Cette dernière est trop dangereuse et emprunte des voies ténébreuses, qui ont pour noms la contrefaçon, une production, avec des mensurations et des barèmes erronés (tout de même écoulée sur le marché), ... Poussée un tant soit peu vers la dérive, elle devient déloyale et nuit à tous, y compris ceux qui croient s’en enrichir.
Sur le marché national, une législation appropriée veille à éviter une concurrence malsaine. Il reste, toutefois, que le Conseil de la Concurrence n’a pas encore joué son véritable rôle. En attendant, les producteurs de qualité n’ont pas à être anxieux, ils continueront à camper sur leurs positions à défaut de progresser, quelles que soient les attaques, au grand bénéfice des consommateurs.
Daouda MBaye