La joie était visible sur le visage de ces dizaines de participants ayant pris part à la 15ème Conférence des Directeurs Généraux des douanes totalement ou partiellement francophones, organisée les 22 et 23 novembre 2004 dans la capitale touristique du Royaume. Placée sous le thème de la réforme et de la modernisation des administrations douanières, pour l’amélioration de leur efficacité, la rencontre a permis de passer en revue les nouveaux défis qui se posent aux douaniers. Dans tous les cas, l’applaudissement de tonnerre qui a clôturé cette rencontre en dit long sur le climat d’entente qui règne désormais au sein de ce corps des pays totalement ou partiellement francophones. Une entente cordiale qui pourrait être aussi le résultat du dynamisme et de l’engagement déployés par l’Administration des douanes et des impôts indirects (ADII) du Maroc pour faire de cette 15ème Conférence un vrai succès. Les recommandations, ayant sanctionné les deux jours de débats, montrent bien à quel point les Directeurs Généraux des pays totalement ou partiellement francophones veulent coordonner leurs actions pour lutter efficacement contre les fraudes, diminuer le flux de l’immigration clandestine et cibler leurs opérations d’interventions dans des domaines précis.
Coopération renforcée
En effet, la rencontre de Marrakech s’est tenue à un moment où l’environnement du commerce international est marqué par de fortes perturbations alors même que les mouvements des marchandises et des personnes ne cessent de s’accélérer. Ce qui est, de l’avis des participants à cette 15ème Conférence des Directeurs Généraux des douanes totalement ou partiellement francophones, interpelle les administrations douanières pour accompagner ces mutations tout en adoptant leur organisation, leurs outils, leurs méthodes et leurs procédures, aux nouvelles missions qui émergent et qui s’ajoutent à celles qui leur sont traditionnellement dévolues. Au vu et au su de ces nouvelles donnes, les recommandations de la rencontre de Marrakech ont mis en exergue la coopération entre les administrations douanières totalement ou partiellement francophones, et notamment Sud-Sud qui doivent être développée davantage en capitalisant sur les expériences, entreprises par certains d’entre elles. Dans le même sillage, les conférenciers ont souhaité la nécessité pour les administrations douanières de continuer l’effort d’adéquation entre l’impératif de facilitation et les contraintes sécuritaires. A cet égard, la sécurité est appréhendée dans ses différentes dimensions, y compris budgétaires, compte tenu du rôle joué par certaines de ces administrations en matière de collecte de recettes publiques. Naturellement, cette coordination passe par un échange d’informations plus fiables et en temps réel. D’où les conférenciers entendent mettre en place des systèmes d’informations pour permettre la maîtrise des opérations et une meilleure réactivité des services douaniers, en optimisant la coopération dans le cadre de l’échange de renseignement. La formation n’est pas en reste puisque dans ce domaine, il a été question d’élargir la coopération à l’ensemble des administrations membres. Le texte élaboré, à ce sujet, stipule que la coopération, en matière de formation, devrait porter aussi bien sur la formation de base que sur la formation continue et de spécialisation. Enfin, d’autres volets ont figuré au registre des recommandations comme la simplification, la transparence et l’automatisation des procédures pour assurer la fluidité des opérations et pour renforcer la moralisation des comportements. Ce qui constitue autant de garanties de l’efficacité et de la crédibilité des services douaniers. In fine, pour ce qui est du lieu et de la date du prochain rendez-vous, c’est-à-dire la XVIème Conférence des Directeurs Généraux des douanes totalement ou partiellement francophones, ils seront fixés après consultation entre les membres.
M.S.