Les pirates informatiques auront beau se démener, pour s'introduire dans des logiciels privés, ils continueront toujours de buter contre des procédures de plus en plus hermétiques. Actuellement, même si on parvient à se procurer légalement un logiciel, pour le mettre en route, très souvent, c'est par téléphone qu'un support technique donne le feu vert! Il est vrai que par la toile aussi on peut activer son programme, et c'est là que le bât peut blesser! Au Maroc, le fléau sévit et l'économie en pâtit. Pourtant, le dahir n°1-00-20 du 9 kaada, correspondant au 15 février 2000 a édicté la loi n° 2-00, relative aux droits d'auteurs et droits voisins, qui combat ce mal. Devant l'ampleur du phénomène, il paraît assez curieux que les cas de condamnations soient si rares!
Il est important que les hakers se rendent compte qu'usurper la propriété d'autrui, donc sans son accord, n'a d'autre nom, si ce n'est le vol. Et le vol est condamné par la société et puni par la loi!
La prévention étant le meilleur des remèdes, il reste aux utilisateurs de se prémunir. Puisque le maillon faible vient de la connexion au Net, c'est à ce niveau qu'il faut redoubler de vigilance. La meilleure manière c'est d'installer un Firewall. Mais cela ne suffit pas, il faut se garder d'ouvrir des e. mail dont l'expéditeur est suspect et de ne pas télécharger de fichiers d'origine inconnue sur Internet.
En sommant toutes ces précautions et en balisant les procédures, on parviendra peut-être à atténuer encore plus les déboires, causés par ces Capitaines Crochet des temps modernes. Ce qui est plutôt curieux c'est qu'au lieu de se ruer sur les open source, où Linux les gaverait de gratuités, ils s'acharnent à outrepasser les interdits.
Devant la gravité de faits, qui peuvent pénaliser des pans entiers de l'économie- touchons du bois, car qui peut se targuer, à l'heure actuelle, d'être exempt d'un bug (Bouygues Telecom est encore frais dans les mémoires)- il y a lieu de mener des actions énergiques.
Daouda MBaye