Lorsque la Chine détient près de 1.000 milliards de $ de réserves, et que le Japon, dispose d’un peu moins de 500 milliards de $ de réserves, des sommes qui dépassent les PIB de beaucoup d’États réunis, on ne doit plus douter de l’influence de tels États sur la marche du monde. Il est clair que ce poids lourd commercial et industriel, que d’aucuns assimilent à un véritable ogre, fait une entrée en force sur la scène financière internationale. Certains économistes «jusqu’au-boutistes» se demandent même si les américains vont pouvoir continuer d’assumer la totale souveraineté sur leur monnaie.
Compte tenu du fait que sa monnaie, le yuan ou renminbi (monnaie du peuple), soit arrimée depuis 1994 au dollar américain, en d’autres termes, la Banque de Chine intervient pour la maintenir dans une fourchette très étroite, entre 8,276 et 8,28 pour 1 $, ses impressionnantes performances suscitent de plus en plus d’inquiétudes. Actuellement, il existe une réelle controverse sur le niveau du yuan. Les pressions pour une réévaluation de la monnaie chinoise sont effectives.
Ceux qui clament que le yuan doit être sous-évalué pour éviter l’écrasement de nombreuses économies, sont soutenus par des conjoncturistes avançant un assouplissement inéluctable du régime de change. Comme argument, ils soutiennent qu’il sera, de plus en plus, difficile, pour la Banque Centrale du Céleste Empire, de stériliser ses avoirs en devises. On craint que si le pays décide d’agir, il ignore les pressions externes. D’autant plus qu’avec son yuan actuel, la Chine rafle tous les marchés ou presque..., sa concurrence est même taxée d’injuste, qui plus est, attire les IED, délocalisation oblige!
En attendant que le niveau de vie des chinois soit plus élevé, que le yuan soit revu à la hausse, que le dollar se raffermisse et que l’euro redescende sur terre ... ce sera loin d’être une sinécure!
Daouda MBaye