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Une croissance assez ténue Conjoncture

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Publier le : March 20, 2003

En 2002, le rythme de croissance économique, qui s’est située à 4,5%, a été moins prononcé qu’en 2001, selon l’Institut National d’Analyse de la Conjoncture (INAC).

 

Grâce à la relative bonne tenue des secteurs Agricole, du BTP, de l’Industrie et du Transport, l’évolution de l’activité économique s’est inscrite en 2002, dans la tendance haussière amorcée en 2001, note l’INAC dans son Point de Conjoncture n° 4 de janvier 2003. Toutefois, il a été noté que le rythme de croissance a été moins accéléré en 2002. D’ailleurs, en raison d’un redressement de la population active et d’une amélioration de la productivité du travail, la performance 2002 a été inférieure à la croissance potentielle. Un certain nombre d’indicateurs le confirment. L’emploi généré, en une année, et jusqu’à la fin du 3ème trimestre 2002, est estimé à 135.000 nets, contre 48.000 pour la même période en 2001. La consommation des ménages, en hausse de 6,8%, s’est accompagnée d’une légère reprise de l’inflation (2,8%). La contribution de l’investissement à la croissance a été de 0,2 point contre 3,6 points pour la consommation. Concernant  l’investissement, il s’est accru d’environ 5,7% et ce malgré une contraction des investissements publics. La demande publique s’est, quant à elle, repliée nettement, suite à la baisse des dépenses de l’Etat. Pourtant, le déficit budgétaire s’est creusé davantage par rapport à l’année précédente, sous l’effet de la contraction des recettes globales.

Durant l’année 2002, la demande étrangère adressée au Maroc s’est légèrement améliorée et a stimulé les ventes à l’extérieur. Les prix à l’exportation, en baisse continue depuis 2001, conjuguée à la dépréciation du dirham face à l’Euro, ont permis au Maroc de profiter des gains de compétitivité. De plus, la baisse des factures pétrolière et céréalière a soulagé la balance commerciale de façon appréciable. Ainsi, au terme des onze premiers mois de l’année, il a été constaté un allégement de 6,8% du déficit commercial et une amélioration du taux de couverture de 2,8 points. Sur la période considérée, la croissance des exportations des biens s’est consolidée sur les onze premiers mois de l’année, après une hausse timide un an plus tôt. Elles ont augmenté de 5,4% en glissement annuel, contre 3% un an plus tôt. Ce sont les biens intermédiaires tels que les composants électroniques ou l’acide phosphorique, mais aussi les biens d’équipement électrique et électronique, qui ont le plus soutenu les exportations globales. 

Quant aux importations, elles ont connu une progression de 1,1%, en variation annuelle, sur la période, contre 1,8% en 2001. Il est vrai, cette évolution a été différenciée selon les différentes acquisitions de l’étranger. Si les importations de biens d’équipement (9,3%) et de consommation (0,5 point) ont augmenté, par contre les factures énergétique et céréalière se sont allégées.

Enfin, le compte des transactions courantes a dégagé un solde positif de 3,7 milliards de Dhs, contre 1,1 milliard de Dhs en 2001, grâce à l’allégement du déficit commercial, la hausse de l’excédent du solde des transferts courants (transferts MRE +2,2%) et du repli du montant des intérêts de la dette publique. 

 

M. K.



 

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