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Sodea-Sogeta, le désengagement de l'État Terres agricoles

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Publier le : October 21, 2004

Longtemps annoncée au ministère de l'agriculture et la Marine marchande, la cession des terres agricoles, notamment celles gérées par la Sodea et la Sogeta, a fini par devenir une réalité. Une réalité, certes amère pour les anciens responsables des deux sociétés, qui s'annonce nécessaire pour une mise à niveau de l'agriculture nationale. Lors du point de presse tenu, à ce sujet, il a été question de donner les enjeux et les attentes de l'État de ce nouveau type de partenariat dans le domaine agricole. D'ailleurs, le slogan pour cette opération est révélateur à plus d'un titre : "Cultiver le professionnalisme...Récolter la croissance". Pour le ministère de tutelle, cette opération de partenariat s'inscrit dans le cadre de la politique de désengagement de l'État du secteur de la production agricole, compatible avec l'évolution de l'environnement national et international dominé par l'initiative privée. Une belle excuse, vu l'échec consécutif de la gestion qui a prévalu dans les deux institutions. D'ailleurs, le patrimoine foncier, objet de partenariats, en dit long sur cette réalité. Ce patrimoine foncier est constitué de 208 domaines sur une superficie de près de 56 000 ha couvrant les principales régions agricoles. Il concerne également la plupart des filières de production et se repartit sur 11 régions économiques et 24 provinces. À ce sujet, note le ministère, chaque domaine est constitué d’une seule ou du regroupement de plusieurs entités de production (fermes), associés dans certains cas à une infrastructure agro-industrielle. Pour les besoins de la cause, ce sont près de 2 milliards qui seront investis pour valoriser ces terres. Si l'objectif est de produire autrement, en contrepartie, l'État a des attentes à travers cette opération de partenariat dont une meilleure valorisation du patrimoine foncier dédié à ce projet, la mobilisation de capitaux privés, nationaux et étrangers pour la réalisation des investissements. Dans le même cadre, l’Etat attend la contribution à la mise à niveau des principales filières agricoles notamment les agrumes, la vigne, l'olivier, les rosacées, le maraîchage, l'élevage et le rizicole   permettant ainsi de favoriser la constitution de complexes agro-industriels modernes de référence. Enfin, l'attente de l'État, dans cette opération, va dans le sens de l'emploi existant et la création de nouveaux emplois ou encore la contribution à la régulation du marché du foncier agricole. La location des terres s’étend sur une durée de 17 à 40 ans selon l'importance du domaine. C'est une formule où l'État met à la disposition des partenaires privés des propriétés de taille suffisamment importantes pour la réalisation de projets agricoles et/ou agro-industriels favorisant une gestion optimale (économie d'échelle). Il s'agit d'un partenariat sous forme de location de longue durée permettant d'amortir largement les capitaux investis. L'appel d'offre a été lancé. Il appartient aux opérateurs privés nationaux et étrangers de faire de ce projet une réussite pour doper l'agriculture marocaine.

M.S.



 

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