Enfin ! ... diront tous ceux qui déploraient la non exploitation du potentiel de ce vaste réseau de représentations diplomatiques du Maroc à l'étranger. La diplomatie économique, puisqu'il s'agit d'elle, se justifie pour plusieurs raisons, qui peuvent paraître évidentes : gagner sa place dans un monde, où la concurrence se fait de plus en rude, pénétrer des marchés éloignés ou proches, mais où le volume d'affaires, peu important, empêche les opérateurs de mener leur propre promotion, banaliser le Label Maroc, ...
Certains organes, qui ont travaillé autour de ce concept, se retrouvent dans leur élément pour y avoir déjà consacré des sessions entières. C'est le cas du CNCE (où existe déjà une Commission Diplomatie et Promotion Économique, présidée par M. Mohamed Tazi), si l'on en croit M. Benayad, Secrétaire Général, qui rappelle, qu'il y a deux ans de cela, tout un ensemble de recommandations ont été émises, notamment la redynamisation des conseillers économiques (CE) en poste, la mise en place d'une convention de coopération entre la CGEM et le ministère des Affaires Étrangères portant sur l'échange d'informations, et sur la contribution de la CGEM sur la formation des CE. Une mise en œuvre a eu lieu, et les professionnels ont été agréablement surpris lors de la dernière réunion au ministère des Affaires Étrangères, du dynamisme des nouveaux CE. Cependant, au cours de la rencontre du début du mois, les participants se sont jetés un peu la balle, il reste beaucoup de problèmes à résoudre. On peut en citer l'élaboration de stratégie de communication à long terme, de plans d'actions par marché permettant d'élaborer des canevas d'évaluation d'actions de chaque CE, et enfin les difficultés liées à l'information et à la veille économique. Les CE se sont plaints du manque de structuration de l'information, voire même de son inexistence, son accès posant un sérieux problème. De leur côté, les opérateurs se sont lamentés de ne pas recevoir d'informations sur les marchés et du manque de suivis rigoureux de leurs actions par les CE. Heureusement, aujourd'hui, tout est mis en branle, il reste un problème de coordination et d'assurer le suivi des différentes actions. Par ailleurs, il serait utile que les prérogatives des différents protagonistes soient clairement définies, un CE n'étant pas un Conseiller Commercial.
Déjà, tout le monde s'est mis d'accord pour instaurer une tradition: chaque année, les CE se retrouvent avec les opérateurs économiques pour faire le bilan. Toutefois la méthodologie de travail est à revoir, d'après certains participants. Le CNCE, par exemple, préconise qu'au niveau de chaque marché on définisse des objectifs bien précis, les confronter aux réalisations, et apporter les éventuelles corrections nécessaires. A l'ASMEX, M.Belmadani, Président, nous a révélé, les 13 recommandations, suggérées alors. Il s'agit, notamment de la tenue régulière d'une table ronde entre les CE et les exportateurs (1ère en mars 2005), intégrer le travail du Comité National ad hoc de Promotion Commerciale Internationale, en retenant la matrice des produits- marchés cibles prioritaires, harmoniser les différentes actions et mettre les CE en réseaux Internet, relancer Dalil Net pour en faire un portail central de promotion commerciale, etc.
D. MB.