Actualité | Economie | Entreprise | Finance | Grand Public | Lire, Voir, Entendre

Rechercher :
  
Edition


Administration
Articles » Economie
Mal développement Mordicus

Auteur :
Publier le : July 22, 2004

Sommes-nous en train de revenir en arrière, c’est-à-dire moins évolué que les anciens? Dans la Rome Antique, travailler était considéré comme dégradant, car les tâches manuelles étaient surtout réservées à la plèbe. Avec l’évolution, il a été question de réduction du temps de travail pour bénéficier de plus de temps libre et s’adonner à ses loisirs. Du plein temps, on est arrivé aux 48 h internationalement respectées, en passant par les congés payés mensuel, annuel, de maternité, de paternité, ... Des pays Européens, notamment scandinaves, ou d’Europe de l’Ouest- les 35 h françaises sont aujourd’hui célèbres- sont d’ailleurs passés maîtres dans l’art de réduire le temps de travail. Pourtant, aujourd’hui dans certains pays de la même Europe, on est en train de vivre le contraire. Bosch en France, Siemens en Allemagne ont augmenté le temps de travail sans contrepartie pour ne pas délocaliser leurs unités industrielles vers d’autres contrées, où les coûts de production sont moins pondérés. Reculade, rétrogradation, retour en arrière, ou tout simplement mal développement? Comment qualifier une telle situation, au moment où le développement durable a le vent en poupe?
Ce paradoxe à l’échelle étatique, a été vécu, d’une certaine manière, les dernières semaines au niveau de l’individu, avec les 37 naufragés africains récupérés par le navire salvateur allemand Cap Anamur, et qui étaient renvoyés de port en port, car considérés comme non grata avant d’échouer à Porto Empedocle (Sicile). Mais où va-t-on? Après cet événement, croyez-moi, le capitaine de ce bateau verra couler sous ses yeux les occupants d’un boat people, et ne lèvera pas le petit doigt. On aura beau clamer par ci par là des manigances d’activistes,  cela ne diminue en rien, le syndrome naissant de non assistance à personne en danger.
Sans aller chercher les responsabilités des uns et des autres (gouvernants du Sud et du Nord), le préalable n’est-il pas de les secourir, quitte à les rapatrier ensuite?

Daouda MBaye



 

Hebdomadaire marocain paraissant le jeudi - Directeur de la publication: Fahd Yata 320 BD Zerktouni, angle rue Bouardel - Casablanca - Maroc
Tel : +212 (0) 22 42 46 70 (7 lignes groupées) | Fax : +212 (0) 22 20 00 31
eMail :  
courrier@lanouvelletribune.com | www.lanouvelletribune.com