Une importante séance de travail a eu lieu le 29 juin 2004, au centre d’accueil et de conférences relevant du ministère de l’Equipement et des Transports à Hay Riad à Rabat. Entrant dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie 2020 de Développement Rural, ce projet constitue l’une des premières phases de ce vaste programme multisectoriel visant à améliorer les conditions socio-économiques des petits agriculteurs et éleveurs dans les zones bout du Royaume.
Il s’agit, en effet, d’un projet pluridisciplinaire et interministériel basé sur une approche participative ayant pour objectifs le développement agricole durable dans les zones bour et l’appui aux collectivités locales pour la formulation de programmes de développement adaptés à leur contexte socio-économique et culturel.
D’un montant global d’environ 400 millions de Dhs, dont 275 millions de Dhs provenant d’un prêt de la Banque Mondiale, ce projet sera mis en œuvre dans les provinces de Tata, Errachidia, Taroudante, Boulemane, Sidi Kacem, Khémisset et Khouribga, considérées comme «zones d’action prioritaires», représentatives de différents systèmes agro-écologiques dans les zones bour.
L’implication de tous
Ce projet comporte deux composantes. La première est relative au renforcement institutionnel des différentes structures impliquées dans la mise en œuvre. La seconde composante a trait à la réalisation d’actions d’aménagement, de développement agricole et d’amélioration des infrastructures dans les zones prioritaires. Ces actions seront menées avec l’implication active et directe des populations locales, de leurs élus et de leurs associations. Le projet aura des effets positifs sur le niveau et les conditions de vie des populations rurales dans les zones ciblées. En outre, la capitalisation des résultats du projet, notamment en termes de méthodologie d’intervention et de mise en œuvre des principes de territorialisation d’intégration des actions des populations concernées à toutes les phases de préparation et d’exécution, contribuera à élargir le champ de mise en œuvre de ces principes à l’ensemble des zones bour.
Ce sont de telles initiatives qui peuvent réduire les disparités entre les milieux rural et urbain. Un développement intégré avec la participation des populations locales ne peut que produire des résultats probants.
M. K.