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Le Haut Commissariat au Plan

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Publier le : June 10, 2004

Les prix du pétrole brut, ont connu, depuis le début de l’année 2004 une flambée sur le marché international dépassant la barre de 40$/baril notamment sur le marché américain. Cette évolution revêt un caractère d’autant plus sensible pour notre pays que les produits énergétiques représentent globalement jusqu’à 30 % de la consommation intermédiaire des branches d’activités économiques nationales et que les besoins de l’économie marocaine dans ce domaine sont quasiment satisfaits par les importations. Dans l’hypothèse où l’État n’intervient pas pour contenir les répercussions de la hausse substantielle des cours internationaux du pétrole et sachant que ceux-ci sont passés d’un cours moyen de 28 $/baril en 2003 à près de 36 $/baril prévus en moyenne pour 2004, soit une augmentation de 30%, ces répercussions engendreraient diverses conséquences. Les consommateurs seraient confrontés à une augmentation moyenne des prix intérieurs de l’énergie de près de 3,5% . La hausse notamment du prix du carburant à la pompe serait aussi consécutive d’une baisse de la demande intérieure en produit énergétique d’environ 1,5%. D’autres conséquences et non des moindres sur le niveau général des prix à la production (hausse de 0,15%), les exportations globales (fléchissement de 0,19%), les  importations (augmentation de 0,2%), le solde courant de la balance des paiements (détérioration 0,44 point de pourcentage du PIB), une régression de la consommation réelle des ménages de 0,21% ...  et enfin une baisse du produit intérieur brut réel (PIB) d’environ 0,15%.
Toutefois, au niveau des finances publiques, malgré la baisse de l’activité de production, la hausse des importations en volume et en valeur améliorerait l’épargne publique d’environ 0,2 point de pourcentage du PIB, soutient-on du côté du Haut Commissariat au Plan.
Pour atténuer ces effets, deux mesures sont souvent envisagées, retient-on dans ce document, à savoir l’augmentation des dépenses de compensation ou la révision à la baisse des taxes sur les produits pétroliers, ce qui, dans un cas comme dans l’autre, se solderait par une augmentation du déficit budgétaire de l’ordre de 0,3 à 0,4 point de pourcentage du PIB.

M. K.



 

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