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La Douane, une évolution constante

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Publier le : June 3, 2004

La dynamique que vit aujourd’hui la douane marocaine n’est certainement pas le fruit d’un hasard mais le résultat d’une politique de modernisation et de proximité engagée par les différents responsables qui se sont succédé à la direction de l’administration des douanes et des impôts indirects (ADII). C’est le constat qui ressort de l’intervention de l’actuel Directeur Général de la douane, M. Mohamed El Alj, lors d’une table ronde organisée par la Chambre britannique du commerce au Maroc, dans un palace à Casablanca. Un débat, faut-il le souligner, qui a connu une forte participation d’opérateurs économiques, de la société civile ainsi que les représentants de la presse nationale. Cette rencontre était très attendue puisque depuis la nomination de M. El Alj à la tête de cette administration, il n’avait pas fait une apparition publique d’une telle dimension. Le thème, qui a drainé tant de monde, s’articulait autour des défis de la nouvelle douane ainsi que les répercussions économiques et les besoins des producteurs. L’importance du thème était de taille quand on sait que la douane est en réelle restructuration pour améliorer ses prestations notamment au niveau des facilitations de dédouanement. D’ailleurs, la présence des responsables de l’Asmex et de l’Amith en dit long à ce sujet. À ces données, il fallait aussi ajouter l’évolution de la douane depuis des décennies jusqu’à nos jours. Naturellement, le Directeur Général de la douane s’est fait accompagner de ses cadres techniques pour mieux éclairer l’assistance sur des sujets nécessitant une telle demande. D’entrée de matière, l’orateur s’est attelé à décrire l’évolution de la douane et ses perspectives. Une façon pour M. El Alj de dire que la douane est une institution ancienne et qui s’est adaptée aux différentes mutations pour devenir aujourd’hui l’un des fleurons de l’administration nationale. Pour le conférencier, il ne pouvait en être autrement puisque la modernisation de la douane s’inscrit dans une option irréversible de l’ouverture des frontières prônée par le gouvernement. Car, selon le Directeur Général, la douane a avant tout un rôle de fiscalité mais aussi un rôle économique et social pour participer activement au développement du pays. Ce qui, dans les circonstances actuelles, pourrait évoluer au fur et à mesure que l’on ouvre les frontières. Cependant, le contraste de l’action de la douane se situe aussi au niveau de la fluidité et du contrôle car il s’agit des démarches parfois opposées. Cependant, fait remarquer le conférencier, la douane s’est préparée conséquemment pour faire face à de telles situations. Résultat: les procédures de dédouanement se sont nettement améliorées pour devenir un exemple cité à travers le monde. D’ailleurs, les différentes mesures de facilitation initiées par l’ADII sont nombreuses et reconnues même par les opérateurs économiques. Si l’orateur a fait le tour de l’évolution de la douane, il n’a pas non plus oublié de mettre en exergue les perspectives heureuses de son institution. Un avenir qui sied bien avec les nouvelles donnes de la globalisation et du démantèlement tarifaire. Dans tous les cas, il faut dire, en fin de compte, que la prestation de M. El Alj a satisfait l’assistance d’autant plus qu’il a répondu aux différentes questions relatives aux circuits douaniers et à  la modernisation de cette institution.

M.S.

Un exemple sur le continent africain
La formation et le partenariat sont devenus des créneaux pour la douane pour se faire une place de choix sur le continent noir, auprès des cadres, comme ce fut le cas en 2003. Venus d’Afrique francophone, ces cadres, durant la période de leur formation, ont pu ainsi acquérir des connaissances approfondies sur le métier de douanier. La promotion de l’année dernière se caractérise, en plus de la participation de fonctionnaires relativement jeunes, par l’augmentation de la représentation féminine qui est passée de 26% en 2002 à 33% en 2003. Cette augmentation traduit l’intérêt accordé par de nombreuses administrations douanières à la promotion de l’élément féminin. D’ailleurs, c’est une femme qui a été major de la dernière promotion. Pour rappel, de 1978 à 2003, le Centre de formation douanière (CFD) a assuré la formation de base de 389 auditeurs originaires de 16 pays africains. Cependant et pour améliorer davantage la qualité de formation dispensée aux stagiaires francophones, un intérêt particulier a été attribué au CFD qui, par sa nouvelle mission, devra servir, en plus d’un Centre régional de recherche et de formation douanière de l’Afrique, comme pépinière de spécialistes et d’experts marocains dans tous les aspects techniques et de la douane. Un créneau qu’il faudra développer davantage.



 

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