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Un taux de croissance de 5,5%, à la clé Monnaie et épargne

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Publier le : April 22, 2004

Dans un environnement international encore incertain, malgré une timide reprise (croissance estimée en 2004 à 4,6% aux USA, 3,2% au Japon et seulement 1,9% dans la zone Euro), l’économie marocaine a poursuivi sa croissance en 2003, dans un contexte macro-économique plus stable, notait le ministre des Finances et de la Privatisation, en introduisant son propos récemment à Rabat, lors de la 13 ème réunion du Conseil National de la Monnaie et de l’Épargne. Toutefois, mise à part la croissance du PIB, qui a enregistré une croissance de 5,5%, un taux d’inflation à 1,2% et un déficit budgétaire (hors privatisations) de 5,1% du PIB, M. Oualalou a pratiquement conjugué tous ses verbes au conditionnel. Ainsi, pour l’année qui vient de s’écouler, le PIB non agricole s’accroîtrait de 3,2% contre 2,8% en 2002, le secteur touristique devrait maintenir un rythme de croissance similaire à celui de 2002, la formation brute du capital fixe (FBCF) devrait augmenter de 7,5%, et l’épargne nationale maintiendrait sa tendance haussière. Grâce à l’évolution favorable des transferts des Marocains Résidant à l’Étranger (MRE), l’épargne nationale atteindrait plus de 26% du PIB et couvrirait la totalité des investissements, tout en dégageant une capacité de financement de 3,1% du PIB.

Financement des PME

Tout de même, quelques certitudes avancées par le ministre, ayant trait aux opérations en capital, rassurent. Les investissements et prêts privés étrangers, qui ont atteint 21,8 milliards de Dhs, suite à la privatisation de la Régie des Tabacs, et le succès de l’emprunt obligataire (400 millions d’euros, taux 5%, durée 5 ans), émis sur le marché financier international, sont les expressions d’une perception favorable du Maroc par les investisseurs étrangers. Cette dernière piste, qui a servi au remboursement par anticipation de la dette, peut bien être empruntée par les grandes entreprises nationales, a encore souligné le ministre. Les avoirs extérieurs nets de Bank Al Maghrib (l’Institut d’Émission) se sont établis à fin décembre 2003, à près de 14 milliards de Dhs (capables de couvrir 10 mois d’importations), soit quasiment le niveau de l’encours de la dette extérieure publique. L’amélioration récente du rating du Maroc par Standard & Poor’s, classant le risque-pays au même rang que celui des pays émergents, est venue le confirmer.
Relativement aux actions à entreprendre, M. Oualalou trouve qu’elles doivent être focalisées sur la facilitation du financement des PME. «L’excédent de ressources que dégage notre économie depuis 2001 constitue pour nous un sujet de préoccupation et nous incite à nous interroger sur les facteurs qui empêchent une utilisation optimale de ces ressources pour notre économie» a-t-il déclaré en substance. Il n’a d’ailleurs pas manqué d’exhorter la communauté bancaire et les dirigeants de PME-PMI à respectivement faire preuve d’imagination et de créativité pour mieux répondre à la demande de crédit, et améliorer leur transparence financière.
Mais comme ne cesse de le mentionner cet analyste, le noeud du problème réside dans le partage du risque, que les banques ne demandent qu’à effectuer avec les institutions étatiques. Le salut viendrait-il, à l’image de la SOFARIS en France, des fonds de garantie de la Caisse Centrale de Garantie et de Dar Addamane ?

D. MB.



 

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