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Ragaillardir les petits poucets Micro-crédit

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Publier le : April 8, 2004

D’après le bilan présenté par la FNAM, avec un cumul de 1,5 million de prêts distribués au 31 décembre 2003, correspondant en valeur à quelque 3,4 milliards Dhs de fonds alloués, 307.523 clients actifs (trois clients sur quatre sont des femmes), et plus d’un millier de postes de travail permanents, rien qu’au niveau des associations de micro-crédit, le secteur de la micro-finance apparaît aujourd’hui comme un véritable vecteur d’investissement. On ne peut plus en douter, car le rapport d’emplois créés sur celui de micro-entreprises financées (1 sur 5) se passe de tout commentaires. Ce créneau, qui permet aux moins nantis de bénéficier de financements, ne cesse de prendre de l’ampleur, jouant pleinement son rôle de relais des sources traditionnelles de financement. A la date du 31 décembre 2003, la FNAM ne manquait pas de fonds mobilisés-même si d’autres apports seraient les bienvenus- (voir tableau). Pour l’essentiel, ils proviennent de subventions opérationnelles (987,5 millions de Dhs), de dons (380,3 millions de Dhs), de prêts (301,7 millions de Dhs), mais aussi de cautions (50 millions de Dhs). D’ailleurs, la FNAM collabore étroitement avec l’USAID, le Fonds Hassan II, la Fondation Mohammed V, des organismes bancaires et des bailleurs de fonds internationaux.
Auparavant M. Rida Lamrini, Président de la Fédération a pris le soin de faire un round up sommaire de la micro finance au Maroc. Il a alors défini le cadre légal, exposant la loi 18-97 portant sur le micro-crédit (parue au BO n°4678 du 1er avril 1999), et rappelant de la FNAM, son statut, son règlement intérieur, son code de déontologie, ses attributions, et la liste de ses membres.
Conformément à l’article 5 de la loi 18-97, pour exercer l’activité de micro-crédit, les associations doivent être à but non lucratif et bénéficier d’une autorisation du ministère des Finances. L’adhésion à la FNAM, que stipule l’article 21 est une autre obligation, qui vient s’ajouter à celles, qui sont citées plus haut. De l’avis des observateurs, loin d’être une contrainte, cette agglomération des associations, dans ce monde des «faibles», est perçue comme une force. Une seule main ne saurait applaudir, d’où ces adhésions autour de la FNAM dont le plan d’action 2003-2005 est soutenu par l’USAID. A travers ce programme, la Fédération compte renforcer son assise institutionnelle, améliorer ses systèmes d’information, et le développement du marché. En d’autres termes, les membres du Bureau vise le  développement des capacités institutionnelles de la FNAM, la mise en place d’une centrale de risque pour éviter le surendettement, l’aide au développement de nouveaux produits tels que les crédits individuels logement, la micro-assurance... et de produits non financiers. Il est aussi envisagé le renforcement de la gouvernance, du management, et le développement de la formation et des compétences internes. Très certainement, si tout cela se réalise les populations démunies qui étaient traditionnellement exclues du système bancaire pourraient allègrement formaliser leurs activités et intégrer le secteur formel contribuant au développement du pays.  
Profitant de l’occasion qui leur a été offerte, les membres de la FNAM ont annoncé la première Conférence Nationale de Micro-crédit, actuellement en préparation et devant être organisée en collaboration avec le ministère des Finances, l’USAID à travers son programme «Action for Strenghtening Microfinance Associations» ou Action de soutien aux Associations de micro-crédit, qui est géré par DAI/ASMA et PlaNet Finance Maroc.

D. MB.

Liste des membres de la FNAM

Association Ismailia pour le Micro-crédit (AIMC, pour aider les femmes démunies de Meknès et sa région)
Al Amana (pour promouvoir les micro-entreprises par l’octroi de crédit et par tous services connexes)
Al Karama (pour accompagner l’accroissement progressif de la micro entreprise de chaque bénéficiaire par l’appui financier et technique)
Association de Microfinance Oued Srou (AMOS, pour améliorer les revenus des populations économiquement faibles par le financement d’activités génératrices de revenus, apporter une réponse locale aux problèmes de l’accès au financement pour les populations démunies, renforcer et consolider sa structure et diversifier l’offre de produits financiers, notamment dans le monde rural)
Association Marocaine de Solidarité Sans Frontières (AMSSF-MC, pour permettre aux défavorisés et aux exclus du système bancaire de développer les micro-activités )
Association Tétouanaise de l’Initiative Laborale (ATIL, pour promouvoir les micro-entreprises et encourager la formalisation du secteur informel)
Fondation Banque Populaire pour le Micro-Crédit (FBPMC, pour la modernisation de l’outil de travail des micro-entrepreneurs, l’assistance à la formalisation de leurs activités et leur bancarisation)
Fondation Crédit Agricole pour le Micro-Crédit ( FCAMC, pour des financements adaptés, et l’accompagnement de proximité des populations défavorisées)
Fondation pour le Développement Local et le Partenariat (Fondep, pour contribuer à l’insertion des personnes économiquement faibles dans le tissu productif et participer à l’amélioration des conditions de vie de ces populations)
Institution Marocaine d’Appui à la Micro-entreprise (INMAA, pour lutter contre la précarité et initier de nouvelles activités)
Zakoura (pour participer au développement du pays par l’alphabétisation et le micro-crédit)



 

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