| | Articles » Economie | | Baisse du taux de couverture, à fin 2003 Commerce extérieur |
|---|
Auteur : Publier le : March 18, 2004
Comparativement au déficit du commerce extérieur enregistré au cours de la décennie et qui a tourné autour de 44 milliards de Dhs, 2003 n’a pas été fameux. Il faut remonter jusqu’en 1992 (-3,5%), pour avoir un taux de régression des exportations nationales similaires à celui de l’année dernière. Malgré tout, les analystes du Commerce Extérieur soutiennent que cette baisse doit être nuancée, et que 2003 n’est pas à considérer comme une année sortant outre mesure de la norme. Plusieurs facteurs déterminants ont conduit à cet état de fait. Une croissance économique quasi-nulle et une faible consommation en Europe (premier client du Maroc), une évolution défavorable de la parité dollar-euro, la baisse drastique des ventes marocaines à l’étranger dans certains secteurs (fruits de mer, textiles et habillement, primeurs, produits dérivés du pétrole...) ont concouru à la chute des exportations. En glissement annuel, la chute a été de 3,6%. Il ressort du rapport du ministère que c’est principalement les contre-performances du secteur des fruits de mer (mollusques, crustacés, coquillages) dont le recul des ventes a été de 37% en volume et de 31% en valeur, qui a pesé sur ce niveau des exportations. La raréfaction de la ressource s’est traduite par un gap de 60% de ce secteur sur les exportations, contre une croissance moyenne annuelle de l’ordre de 10% de 1998 à 2002. Les produits dérivés du pétrole, avec 1,5 milliard de Dhs, soit une baisse de 65%, ont aussi eu une incidence non négligeable sur ces résultats du commerce extérieur. A l’origine de cela, il faut rappeler le cas de force majeure (incendie), vécue à la Société Anonyme Marocaine de l’Industrie du Raffinage (Samir). Entre 1998 et 2002, bon an mal an, ce secteur réalisait une hausse moyenne de 12% en valeur. Dans une moindre mesure, suite à la baisse du dollar par rapport à l’euro, et/ou à une conjoncture défavorable, les minerais métalliques et métaux, le textile et l’habillement, les primeurs, ainsi que les phosphates et dérivés, ont aussi influé sur le niveau des ventes marocaines. Une perte de compétitivité des articles libellés en euros, au profit des produits asiatiques, est venue se conjuguer à la baisse de ceux libellés en dollars. Pourtant, le tableau n’est pas totalement noir, dans la mesure où, dans certains secteurs à valeur ajoutée tels que ceux des câbles et fils électriques, ou des conserves de poissons, il a été relevé des hausses de plus de 14%. Quant à ce qui pourrait être un indicateur d’alerte d’inflation, avec un tel taux de couverture des importations par les exportations, il est nécessaire de mentionner que ce sont surtout des biens de production (hausse de 23%) et consécutivement des matières premières (acier avec + 27%, ou granulés plastiques, +8%) qui ont été achetés à l’étranger. N’est-ce pas le gage d’une mise à niveau réussie et d’une augmentation substantielle de la production nationale? M.K.
|
|