Pour l’année 2003, le bilan des arrivées touristiques est tout de même rassurant, note-t-on dans les données du ministère du Tourisme, relatives aux arrivées de touristes et de la fréquentation hôtelière. En dépit d’une conjoncture internationale difficile, suite notamment au cumul d’événements désastreux tels que des attentats terroristes, l’épidémie de pneumonie atypique en Asie, une certaine stagnation économique en Europe, le nombre de nuitées cumulées n’a régressé que d’un petit pour cent. Mieux encore, le nombre d’arrivées aux frontières a atteint, à fin 2003, quelque 4.552.000 contre 4.303.000 en 2002, soit une hausse de 6% en glissement annuel. Déjà, considérant seulement ces deux paramètres, on constate que le nombre d’arrivées n’a pas toujours évolué dans le même sens que celui des nuitées.
Agadir en pôle position
Au niveau de la configuration du marché, en termes d’arrivées, il n’y a aucune grosse modification. Il reste dominé par le marché des Marocains Résidant à l’Étranger (MRE) avec 2.328.000 arrivées, et des Français (916.000). On relève, par ailleurs, sur le rapport de la Direction de la Planification et de la Coordination de la Promotion du Ministère du Tourisme, que l’évolution des nuitées totales enregistrées résulte essentiellement des progressions importantes des marchés français (4%) et interne (8%). Les touristes émanant de ces deux types de marchés ont, à eux seuls, cumulé plus de 60% des nuitées totales.
Les villes d’Agadir (+4%) et de Marrakech (stagnation), ont été les destinations-phares durant 2003, la fréquentation hôtelière y a été plus prononcée. A Tanger, Casablanca et Fès, les séjours de touristes ont été assez différenciés par rapport à l’année 2002. Si à Tanger, il a été enregistré +9%, à Casablanca et Fès, des baisses respectives de 8% et 9% ont été relevées. Quant au taux d’occupation, c’est la ville de Marrakech (51,4%) talonnée de près par Casablanca (49,1%) et Agadir 47,5%), qui dame le pion. Meknès avec un taux d’occupation ridicule de 28,6% a traversé des moments difficiles.
Relativement à l’évolution des marchés émetteurs, on note que les plus fortes progressions sont recensées chez les Scandinaves (+29%), les Espagnols (+15%) et les MRE (+12%). A côté des ces mouvements haussiers, les touristes en provenance d’Allemagne (-25%), du Portugal (-13%), des États Unis d’Amérique (-12%) et Italiens (-11%) se font un peu plus rares que d’ordinaire.
D. MB.