Avec BADR, l’Administration des Douanes et Impôts Indirects (ADII), récemment gratifiée par la Banque Mondiale, a accompli un grand pas dans la modernisation de son Système d’Information et l’accélération des formalités douanières. En effet, le nouveau système de dédouanement, qui remplace progressivement l’ancien parachève les dernières étapes du dédouanement électronique, beaucoup plus simple. Étant pleinement conscients de la certitude que le métier de la Douane évolue tout comme les exigences des utilisateurs, les responsables de ce corps l’ont mis en place. Devant les limites tant techniques que fonctionnelles de SADOC (l’ancien système), BADR a été conçu pour assurer plus de traçabilité (suivi du circuit d’une déclaration), un accès à l’information plus aisé et plus de répondant à la restitution des données à l’écran pour certains besoins. De l’avis des responsables de l’ADII, avec l’avènement de ce système, des améliorations fondamentales ont été apportées pour faciliter et fluidifier davantage les opérations engagées dans le cadre du manifeste. Il s’agit, entre autres, de l’anticipation de l’acquisition des déclarations. Cette nouveauté consiste en l’enregistrement des déclarations sommaires avant l’arrivée ou le départ des marchandises à l’import et à l’export respectivement. De ce principe découlent une indépendance totale des déclarations les unes par rapport aux autres et une importante accélération des formalités douanières.
Déconcentration et ergonomie
En gros, les applications sont regroupées en quatre paliers, chacun correspondant à un ensemble fonctionnel cohérent (Voir Encadré).
Très pratique, BADR, qui est d’une couverture fonctionnelle large, englobe de nouveaux domaines (colis postaux, déclarations occasionnelles, carnets de TIR, impôts indirects, mise à consommation de véhicules, ou contentieux). Sur le plan technique, le système est développé avec les technologies modernes, similaires à celles des plates formes de commerce électronique. Il est notamment accessible pour les opérateurs économiques et les déclarants en douane à partir du réseau public Internet, et plus précisément du site web institutionnel de l’Administration. Autre atout de taille c’est que le déclarant n’a plus à se déplacer aux bureaux des douanes pour déposer les demandes de modification d’une déclaration préalablement enregistrée. Ces modifications sont acheminées via le système.
Il est vrai qu’au début de l’année, devant le laxisme de certains dépoteurs, et autres déclarants, pourtant avertis depuis l’été dernier, nous a-t-on assuré, ce système d’une rare simplicité (se connecter sur www.douane.gov.ma et aller sur BADR, mot de passe et connexion) a rencontré quelques incompréhensions, avec pour résultante des conteneurs bloqués au port de Casablanca (voir www.lanouvelletribune.com).
Au delà de toutes ces considérations, espérons que les concepteurs ont pris en compte les problèmes d’encombrement et d’attaques, style Mydoom, sur la toile.
D. MB.
Applications de BADR
Palier 1 : Il correspond à la prise en charge de l’acquisition des pools, déclarations sommaires, dépotages et titres de transport, quels que soient leurs modes d’acquisition (Internet ou EDI).
Palier 2 : Le contenu de ce palier correspond à un découpage fonctionnel autour de la Déclaration en Détail jusqu’à la liquidation et le paiement.
Palier 3 : Il inclut la comptabilité, le contentieux, la gestion des impôts indirects et l’archivage.
Palier 4 : Ce palier concerne la prise en compte par le nouveau système des spécificités des domaines de la Mise à la Consommation des Véhicules (MCV), des colis postaux, des colis express et du travail rémunéré.