D’un seul coup d’œil, un diagramme en bâtons, un histogramme, ou un «fromage», renseignent sur une évolution, une répartition. A l’origine de tels graphiques, il y a toujours des séries statistiques. Loin donc d’être rébarbatifs, les chiffres, qui constituent la matière première des statistiques descriptives constituent, entre autres, un excellent outil d’aide à la décision, avec des gains de temps énormes. C’est ce que relate le Professeur Bouti dans son dernier ouvrage «Statistiques descriptives», qui vient juste de paraître. Afin de mettre tout le monde d’accord sur cela, il propose deux définitions et une comparaison. De son avis, on peut considérer que: «La statistique est un ensemble de données d’observations et d’activités, qui consistent à recueillir, présenter, traiter, valider et interpréter ces données d’observation.», ou que: «C’est un ensemble de techniques d’interprétation mathématique appliquées à des phénomènes pour lesquels une étude exhaustive de tous les facteurs est impossible, à cause de leur grand nombre ou de leur complexité.» Enfin, l’auteur compare la statistique, qui n’est autre que l’étude des statistiques, aux serments d’amour, qui sont l’expression la plus habituelle du mensonge! Cela se comprend très facilement si l’on tire des conclusions décisionnelles à partir d’échantillons représentatifs d’une population quelconque. Vu que le recensement constitue une opération onéreuse, les gains de temps et d’argent paraissent alors évidents. D’ailleurs, pour initier les profanes et lever toute équivoque sur les différents éléments de base de la statistique, la terminologie et la classification des observations (série statistique, population, caractère qualitatif ou variable statistique, échantillon, ...) sont bien définies dans une section en introduction du livre, pris comme chapitre.
Considéré comme un outil de travail, l’ouvrage qui s’adresse aux décideurs actuels et futurs, notamment étudiants, a clarifié les différents éléments caractéristiques d’une série, les indices, la régression linéaire, l’échelle logarithmique, ... Ainsi les caractéristiques de tendance centrale (médiane, mode, moyennes arithmétique, géométrique, quadratique, ou harmonique), de dispersion (étendue, écart absolu moyen ou écart-type), ... ponctuées des théorèmes de Koenig, de Charlier, ou de l’Inégalité de Bienaymé-Tchébycheff, ou les caractéristiques de concentration comme la médiale, n’auront plus de secret pour les utilisateurs de ce livre. A titre d’exemple, au niveau du chapitre des indices, ceux de Laspeyres, de Paasche, et leur comparaison avec les formules de Fischer et d’Edgeworth sont aussi vulgarisés. Etc.
Bref, tous les rudiments utiles aux statistiques descriptives sont présentés dans ce travail concis et précis.
D. MB.