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Rompre l’apathie Libéralisation des télécommunications

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Publier le : December 25, 2003

Le message est bien passé. Moins d’une semaine après le débat, organisé par l’Apebi et l’Ausim le 16 décembre dernier à Casablanca, sur la libéralisation des télécommunications, appelant à plus de cran pour aller de l’avant, (les professionnels de tous les bords avaient vraiment secoué le «cocotier») des mesures concrètes allant dans ce sens ont été prises par les pouvoirs publics. Lors du dernier Conseil des ministres, il a été question de la révision de la loi sur les télécommunications. Celle-ci baptisée alors 24/96 devient la nouvelle loi 55/03. Par rapport à l’ancienne loi, elle amène un certain nombre de modifications pour atteindre plusieurs objectifs, notamment une redéfinition du service universel pour un développement plus conséquent, l’extension et le renforcement des compétences de l’Agence Nationale de Régulation des Télécommunications (ANRT), l’utilisation des réseaux alternatifs de l’Office National de l’Électricité (ONE) et de l’Office National des Chemins de Fer (ONCF) visant une plus grande accessibilité et accroître les performances des services télécoms. Cette prise de conscience semble être dictée par le développement en feu de paille qu’a connu le secteur des télécommunications, après l’attribution de la 2ème licence de téléphonie mobile. Tous les participants au débat ont, de concert, soutenu que la libéralisation doit rester une priorité et un enjeu stratégique pour le Maroc.

Accroître le volume


Ne serait-ce que sur les internautes patentés, la controverse sur les chiffres a, au cours du débat du 16 décembre, jailli et servi aux uns et aux autres pour argumenter leurs propos. Les opérateurs du Privé trouvent trop insuffisant le chiffre de quelque 600.000 utilisateurs de la toile (source de la Banque Mondiale) sur une population de plus de 30 millions. Selon M. Abdesslam Ahizoune, Président du Directoire de Maroc Télécom, le nombre d’internautes atteint allègrement 2,1 millions. Il prend en considération dans cette population ceux qui fréquentent les 2.500 cyber répartis à travers le royaume, parce que manquant de moyens d’acquérir un PC (Personal Computer). Considérant les deux paramètres soulevés par M. Ahizoune, certains avancent qu’il est important de noter que des cyber ont dû fermer leurs portes et que le prix des machines, tout comme le coût de la connexion, restent encore élevés. En d’autres termes, il est impératif de vulgariser l’outil informatique afin que le Maroc réduise la distance qui le sépare encore de pays émergents, tels que l’Egypte, la Malaisie, ou le Chili, ont surtout indiqué les différents responsables.
Pour surmonter cet handicap, certains nous ont même, in petto, suggéré une gratuité du Net. Pourquoi pas?, ont-ils conclu, sachant qu’on gagnerait sur les services accompagnant la toile.
En tout état de cause, par son puissant effet d’entraînement de l’économie en général, le secteur des NTIC ne doit pas être dans une sorte de léthargie et doit poursuivre son expansion. L’octroi de la 2ème licence du fixe, que d’aucuns ont qualifiée hâtivement de fiasco, pourrait même y apporter un plus, l’émulation aidant.

D. MB.



 

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