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Encourager la création d’entreprises Caisse Centrale de Garantie

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Publier le : February 13, 2003

La Nouvelle Tribune : Bientôt vous allez signer la convention relative au fonds de garantie des prêts à la création de la jeune entreprise avec les banques. De quoi s’agit-il ?

M. Omar Alaoui Benhachem : En effet,  nous nous préparons à signer dans les jours à venir, avec l’ensemble des banques marocaines, la convention qui  définira les modalités d’utilisation de ce  fonds de garantie dédié à la création de la jeune entreprise. Il s’agit d’un système mis en place par l’État en remplacement du cofinancement avec les banques des crédits “ jeunes promoteurs “. Le fonds couvre de sa garantie 85% des prêts bancaires octroyés aux jeunes marocains porteurs de projets de création d’entreprises. Le but étant d’encourager les banques à financer, à moindre risque, les projets initiés par les jeunes entrepreneurs et de favoriser ainsi l’auto emploi et l’initiative privée. Les  projets qui pourront bénéficier de cette garantie sont ceux initiés par de jeunes marocains âgés de 20 à 45 ans et financés à hauteur de 90% au maximum par un prêt bancaire s’étalant sur une durée d’au moins 7 ans avec un différé de remboursement du principal d’une durée qui ne peut être inférieure à 2 ans. Le montant maximum  du prêt est fixé à 1 million de DH par projet individuel et 3 millions de DH par projet initié par des sociétés ou des coopératives. Nous pensons que ce fonds pourra jouer pleinement son rôle de levier du financement pour encourager la création de la jeune entreprise et la soutenir face aux difficultés qu’elle rencontre habituellement pour accéder au financement bancaire, du fait de l’étroitesse de sa surface financière et, partant, de l’insuffisance des garanties offertes. Enfin, nous  réitérons la disponibilité de la CCG à appuyer, à travers ses mécanismes de garantie et de financement, tous les projets productifs et viables des entreprises dans les domaines de l’investissement, de l’exportation et  de la mise à niveau.

Dans le cadre de la mise en place des centres régionaux d’investissement (CRI), quel est le rôle de la CCG dans cette nouvelle politique ?

Tout d’abord, il convient de rappeler que  les missions confiées à la Caisse Centrale de Garantie (CCG)  couvrent  d’une part, la garantie des crédits d’investissement et le cautionnement des marchés à l’exportation et d’autre part la gestion, pour le compte de l’État ou d’autres organismes publics ou privés, de tout fonds de garantie et de toutes opérations similaires. Dans ce sens, le rôle de la CCG revient à agir en tant que garant pour faciliter l’accès des entreprises au financement bancaire de leurs projets de création, d’extension, de modernisation ou de mise à niveau. En effet, l’intervention de la CCG permet de pallier le manque ou l’insuffisance des garanties dont souffrent les entreprises et particulièrement les PME, tout en réduisant le coût du financement. Concernant la mise en place des Centres Régionaux d’Investissement, qui obéit à la volonté Royale de créer une plus grande dynamique de régionalisation des investissements, nous pensons qu’ils jouent le rôle d’une passerelle entre les promoteurs et les différents intervenants dans l’acte d’investir. Et c’est  dans ce cadre que  nous comptons prochainement mener une action de communication auprès des C.R.I pour informer les opérateurs économiques de chaque région sur nos mécanismes d’intervention et mettre à leur disposition des brochures et dépliants sur chacun de nos produits.

Quelle lecture faites-vous des réalisations de la Caisse durant l’exercice précédent ?

Durant l’exercice 2002, la Caisse a garanti 189 projets représentant des investissements de plus d’un milliard de Dhs et concernant des projets de création, d’extension - modernisation d’entreprises ainsi que des opérations de mise à niveau. Les PME ont représenté près de 80% des entreprises bénéficiaires, ce qui confirme la priorité que nous accordons à cette catégorie d’entreprises car, rappelons-le, la CCG s’est fixée comme orientation fondamentale de privilégier dans ses interventions d’appui et de garantie les PME-PMI pour tous leurs projets d’investissement productifs et viables.

Quels sont les nouveaux chantiers ou projets en cours de mise en place par la CCG?

Il faut dire que l’année 2002  a  été  riche  en nouveautés pour la Caisse Centrale de Garantie qui a connu tout d’abord la mise en œuvre du contrat de subvention conclu avec la Communauté Européenne ayant pour objet le développement de la capacité financière et technique de la CCG en matière de garantie des crédits destinés au financement des programmes de mise à niveau des PME. Par ailleurs, nous avons signé plusieurs conventions relatives à la mise en place de nouveaux fonds de financement et de garantie dont la gestion nous a été confiée.  En effet, cette année a été marquée par l’élargissement et le renforcement de notre réseau de partenariat national et international, ce qui dénote de la confiance et du crédit dont jouit notre établissement auprès des bailleurs de fonds locaux et étrangers. A ce titre, nous pouvons citer d’une part, la mise en place de la 2ème ligne de financement des projets de dépollution “ FODEP II “ qui permet aux entreprises industrielles et artisanales de bénéficier d’un financement avantageux sous forme de dons et de crédits pour réaliser des opérations de dépollution. Nous nous félicitons également de la signature, le 13 décembre dernier, avec la banque allemande de développement (KfW) du contrat de financement et d’exécution de la 3ème ligne du FODEP, dotée d’une enveloppe de 55 M DH destinée au financement partiel des coûts d’investissement de protection de l’environnement réalisés par des entreprises industrielles et artisanales, ainsi que par les coopératives.

Autrement dit, le CCG a réalisé une bonne partie de ses objectifs ?

Sur la même lancée, la CCG a signé avec l’Agence Intergouvernementale de la  Francophonie une convention relative à la création d’un fonds de garantie pour les industries culturelles “ FGIC “ destiné à apporter une garantie aux opérations bancaires de financement des entreprises opérant dans le secteur culturel.
Nous avons également procédé à la signature avec le Fonds Hassan II, des conventions relatives au fonds de rénovation des unités hôtelières “ RENOVOTEL “ et du fonds de restructuration du textile “ FORTEX “ . La CCG s’est également vue confier la gestion du fonds de garantie des prêts  à  la création de la jeune entreprise.
Tous ces fonds viennent élargir la gamme des produits de la CCG pour lui permettre, en partenariat avec les banques, de mieux répondre aux besoins de financement des promoteurs dans tous les secteurs économiques. Le démarrage de ces fonds est prévu dès la signature avec les banques des conventions définissant les conditions et modalités de leur utilisation.

Entretien réalisé
par Mamady Sidibé



 

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