| | Articles » Economie | | Consommation boostée, et productivité ténue Billet: Paradoxes ramadaniens |
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Auteur : Publier le : November 6, 2003
Il est communément admis que le mois de Ramadan est synonyme de piété, de recueillement, de renoncement de soi et d’élévation spirituelle. Un tel moment doit correspondre à tout sauf à une baisse automatique et drastique de la productivité dans tous les secteurs d’activité. Pourtant la réalité est tout autre. En effet, c’est pendant ce mois que généralement la léthargie s’installe et que la surconsommation des ménages devient une réalité. Pendant cette période, le mal dont souffrent les ateliers, ou autres services, naît d’un manque d’énergie, entretenu par des veillées nocturnes tardives, une bombance sans pareille, etc. Le manque de sommeil et une digestion approximative ... ne tardent pas à produire leurs effets. Il apparaît évident qu’atteindre, sous ces conditions, des pics de performances relève d’une chimère. Cependant, force est de reconnaître qu’on rencontre des citoyens qui arrivent à gérer, de manière optimale, leur mois de carême, et excellent même pendant ce mois. A l’opposé, la croissance est soutenue par la consommation des ménages qui, tout simplement... surconsomment. L’intempérance le dispute alors à la non mesure. Si pour les citoyens, qui disposent de revenus, à la rigueur on pourrait comprendre de telles attitudes, il est inconcevable que chez les ménages aux moyens limités, on pousse l’irrationnel jusqu’à souscrire des crédits. Dans un certain sens, ce boom effectif des produits alimentaires et d’autres (vestimentaires) qui vont crescendo avec l’écoulement du mois, compense la baisse réelle de la productivité. Pour se fixer sur ces paramètres, les conjoncturistes pourraient les quantifier, au bonheur de tous les analystes. D. MB.
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