Dans un contexte de mondialisation des échanges, la traque aux investisseurs est une exigence pour un pays comme le Maroc. Selon M. Moulay Abdellah Alaoui, Président de la Fédération de l’Énergie, la concurrence fait rage entre pays en développement (tournure soft, et davantage dans l’air du temps, pour dire tiers-monde, économies sinistrées, dèche totale...) et l’unique façon de se démarquer du lot est de faire preuve d’attractivité, notamment en assurant la stabilité sociale et politique, en sécurisant l’environnement légal et le monde des affaires, en améliorant des facteurs déterminants tels que la qualité de la main-d’œuvre, l’ancrage dans l’économie mondiale, l’efficacité du système financier...
L’allocution adressée par M. Alaoui en prélude de l’intervention de l’argentier en chef du Royaume, visait, entre autres, à mentionner le fait que le secteur de l’énergie a été pionnier en matière d’attraction d’investissements étrangers, puisqu’il a, très tôt, entamé sa libéralisation, dès 94 notamment, date de la privatisation de la distribution des produits pétroliers.
« Partant de ce constat, le secteur de l’énergie constitue un cas d’école qui peut se révéler riche en enseignements pour les autres secteurs », a indiqué le Président de la Fédération de l’Énergie. Et d’ajouter que ce secteur constitue et constituera dans le futur, un secteur important pour les investissements étrangers, eu égard aux projets d’exploration pétrolière, de libéralisation du secteur électrique et des produits pétroliers...
Le secteur de l’énergie, cas d’école
Il est vrai que le secteur de l’énergie est l’un des plus attractifs du tissu économique marocain. Le ministre des finances ne l’ignore évidemment pas, lui qui, au cours de la conférence, semblait écouter d’une oreille attentive les recommandations de la société civile et des représentants du tissu économique.
Lorsqu’il a pris la parole, outre un passage en revue, assez hors sujet en fait, des réalisations passées de son département, et une présentation succincte de la Loi de Finances 2004, qui sera bientôt soumise au vote de l’hémicycle, l’animateur de la conférence a défini quelques objectifs qu’il estime essentiels à atteindre pour faire confluer vers le Maroc les capitaux étrangers.
La stabilité politique active, tout d’abord, est, selon lui, la clé de voûte de l’attractivité d’un pays vis-à-vis des investisseurs étrangers potentiels. La maîtrise des déficits budgétaires ou de la dette extérieure, véritables numéros de funambule, la mise à niveau des structures économiques figurent également parmi les priorités définies par le ministre.
L’analyse et les conclusions des deux parties (le ministère des finances et la fédération de l’énergie) ne diffèrent guère. Reste, maintenant, à mener une action concertée pour que les bonnes intentions affichées de part et d’autre débouchent sur des actions concrètes.
M.L.