En ces périodes de chaleur, plus que jamais au plus haut point, dans les relations bilatérales maroco-françaises, n’est-il pas opportun de s’intéresser à la Mission Économique et Financière près l’Ambassade de France au Maroc, devenue depuis la Mef pour Mission Économique Française ? Cette grande discrète, qui abat un travail colossal dans l’ombre, a tout droit de cité car depuis sa création en septembre 1990 par M. Pierre Bérégovoy, alors ministre d’Etat, elle a concrétisé à travers ses différentes institutions l’appui aux entreprises, les analyses aussi bien macro-économiques que sectorielles, et l’accompagnement des entreprises françaises dans leurs démarches commerciales. Très récemment une importante activité réglementaire a été développée au profit de l’administration aussi bien française que marocaine. En termes d’appui aux entreprises, la Mef a assuré le suivi de dossiers d’implantation, l’information en matière de réglementation fiscale et des changes, de droit des sociétés, le conseil et les interventions diverses en cas de contentieux, etc. Elle joue également un rôle multilatéral en ce sens qu’elle veille au suivi des négociations commerciales impliquant le Maroc. En 2002-2003, l’avancée des négociations agricoles dans le cadre de l’Accord d’Association entre l’UE et le Maroc, le processus euro-méditerranéen de Barcelone, les négociations multilatérales à l’OMC, et les négociations de libre échange entre le Maroc et les pays tiers (projet d’Accord avec les USA, ratification de l’Accord du processus d’Agadir avec la Tunisie, l’Egypte, et la Jordanie). Nous avons appris aussi que la Mef participe à la définition d’actions communautaires avec les conseillers économiques et commerciaux des États membres de l’UE présents à Rabat.
Financement de la Mise à Niveau
Pour parachever la coopération économique, d’autres acteurs végètent aux côtés de la Mef. On peut en citer la Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc (CFCIM), les Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CCEF) qui sont des dirigeants de Grandes Entreprises françaises ayant contribué au développement économique, la coopération décentralisée (Nantes et Agadir, Bordeaux et Casablanca, PACA et le Nord, ...), les entreprises françaises au Maroc et bien d’autres acteurs institutionnels aussi bien dans les sphères publiques que privées.
Quant aux instruments financiers, ils ont trait à l’Aide-projet bilatérale avec l’AFD, la Réserve Pays Émergents (RPE), le FASEP- Études, mais aussi à l’appui aux PME-PMI (ligne du même nom, fonds de garantie, Proparco, ...), et à la coopération institutionnelle, au traitement de la dette et au don sécheresse de mars/septembre 2000. Enfin last but not least, le financement de la mise à niveau de la PME-PMI marocaine, grâce à l’apport de capital (Fonds d’Amorçage Sindibad, Fonds de capital risque), le soutien aux prêts (micro-crédit, lignes de crédit européennes, prêts Proparco, Fonds de Mise à Niveau - FOMAN), et les systèmes de garantie (Fonds de garantie français, fonds de garantie européen -PAIGAM, Garantie Proparco).
D.MB.