Par rapport au maintien des équilibres macro-économiques et du déficit budgétaire à 3% du PIB, il n’y a aucun changement. Mais au niveau des autres orientations, c’est après que le Conseil des ministres de lundi dernier ait adopté le Projet de Loi de Finances 2004 que l’on arrive à lire plus clairement cette mouture. En effet, les zones d’ombre se clarifient, notent les analystes. Ceux qui se souciaient d’un manque de moyens pour assurer une relance soutenue par l’investissement apprennent qu’en dehors de la contribution du budget général de l’État (à hauteur de 19 milliards de Dhs), le renforcement de l’investissement public passera par les collectivités locales, le Fonds Hassan II pour le Développement Économique et Social... Cela se comprend aisément, dans la mesure où on est à mi-chemin sur la voie qui mène à l’horizon 2010. Une politique pour réaliser des infrastructures importantes, telles que le complexe portuaire, la rocade méditerranéenne, et les autoroutes, sera menée tout au long de cet exercice.
Ce ne sera pas tout, car les efforts de la mise à niveau de l’économie nationale, de promotion de l’habitat social, sont toujours dans le pipe et seront renforcés. Et au-delà de la partie quantifiable, le projet se focalise sur la promotion des valeurs de solidarité, ainsi que l’adoption d’une approche de proximité grâce à une politique sociale soutenue. N’est-ce pas la meilleure manière de renforcer la cohésion de la société marocaine et de permettre aux couches de populations défavorisées d’accéder aux services et équipements de base?
Il est à noter qu’au début de ce Conseil des ministres, SM le Roi s’est enquis des travaux de la Commission chargée du contrôle des prix et de l’approvisionnement dans la perspective du mois sacré du Ramadan. Toujours selon le communiqué que nous avons reçu, le Souverain a d’ailleurs donné à cette occasion ses Hautes Instructions pour la poursuite des actions de cette Commission en vue de garantir un approvisionnement normal et veiller au contrôle des prix.