Ah, la vie de palais ! Le prolo que je suis évolue dans pareil endroit comme un cheveu dans la soupe, un premier temps, mais trouve prestement ses repères. En fait, j’ai commencé à prendre mes aises dès que le groom a ouvert la porte de la chambre qu’Accor, son employeur, a gracieusement mise à ma disposition, les 22 et 23 janvier derniers ; la 502, un petit bijou (de chez bijou) ! Prolétaires du monde entier, privez-vous, économisez, serrez-vous la ceinture davantage que d’habitude afin de pouvoir, un jour, séjourner, ne fut-ce qu’une nuit, au Palais Jamaï ! Comme moi, vous goûterez alors au paradis terrestre.
Crésus Way of Life
Avec sa piscine (d’où l’on a une vue imprenable sur l’ancienne médina), son centre de bien-être comprenant, entre autres, une salle de musculation, un hammam traditionnel, un sauna, un bain « hydromassant » et un salon de coiffure, ses cinq salles de réunions et de séminaires (pouvant recevoir de 20 à 120 personnes), ses courts de tennis, sa boutique…, le Palais Jamaï pouponne ses clients, et justifie ainsi chacun des dirhams qui leur sont demandés pour pouvoir jouir de telles infrastructures et séjourner en son sein.
J’ai fourré mon nez un peu partout dans cet hôtel somptueux, et tout ce que j’y ai vu n’était que luxe, calme et volupté. Ceci dit, je garderai un souvenir particulier, impérissable, du lit « 2 (mètres) sur 2 », et, plus globalement, de cette chambre 502. Alors que je pestais copieusement en faisant mon sac et en m’apprêtant à vider les lieux, après près de 24 heures de pur bonheur, j’ai eu la larme à l’œil en entendant résonner (sur VIVA, chaîne TV musicale allemande) « Children » de Robert Miles, chef-d’œuvre de « dream music » datant du milieu des années 90, et qui préfigura la tendance actuelle de la musique techno. Ce titre « psychédélique » ponctuait admirablement (à tel point que j’étais sur le point d’en chialer) un séjour admirable. De la « dream » pour un séjour de rêve !
M.L.