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Le coût du carburant propre Hydrocarbures

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Publier le : September 18, 2003

Avec des participants venant de plus d’une dizaine de pays, et représentant près d’une quarantaine d’entités publiques ou privées, la conférence internationale sur le pétrole et le gaz de Marrakech (MIOG 2003) a été un franc succès. Après le Maroc pays organisateur, c’est l’Algérie, avec le Groupe Sonatrach, accompagné de toutes ses filiales, qui a été la nation la plus représentée. Après la cérémonie d’inauguration officielle et la visite officielle du Salon d’expositions, des séances de travail et des conférences ont ponctué la manifestation jusqu’à son terme. Roches, sédiments, cartes géologiques, précambrien, jurassique, colonnes lithologiques, ... mais aussi pétrole ou gaz ont été les termes qui revenaient tel un leitmotiv durant les quelque quatre jours du MIOG 2003. On pourrait alors croire que cette deuxième édition tout comme la première, qui a fait date selon les organisateurs, a été purement technique. En réalité il n’en est rien, même si, par moments, ce sont les techniciens venus d’un peu partout à travers la planète, qui s’en sont donnés à cœur joie. La quasi-totalité des nouvelles technologies, qui ne cessent d’évoluer, en matière d’exploration et de production des hydrocarbures, ont été présentées par ceux-ci. Une page importante à été réservée au raffinage et à la production d’hydrocarbures «propres», c’est-à-dire peu polluants et tendant vers la désulfuration. C’est d’ailleurs là l’intérêt d’une telle rencontre, génératrice de contacts fructueux débouchant sur un partenariat à l’échelle internationale et l’intégration économique au niveau national et régional, comme l’a indiqué M. Abderrahmane Saaidi, Administrateur Directeur Général de la Samir, partenaire scientifique du MIOG 2003, dans son mot de bienvenue. Il n’a pas non plus manqué de préciser que l’importance de la manifestation s’explique par le fait que la demande mondiale d’énergie au cours des 20 prochaines années connaîtra un accroissement substantiel. Avant d’ajouter que les carburants fossiles, notamment le pétrole et le gaz, demeureront encore pour longtemps les principales sources d’énergie, et que la demande de ces hydrocarbures va connaître une croissance exponentielle. Toutefois, la plupart des intervenants ont  relevé que dans un monde énergétique, qui est sujet à des turbulences répétitives, le MIOG 2003 constitue une excellente initiative pour relever les nouveaux enjeux, dans ce domaine qui vit une dynamique sans fin. Quant à M. Michel Faure, Directeur Général de Shell Maroc et représentant le Groupement des Pétroliers du Maroc (GPM), il a signalé leur intention d’adopter la nouvelle donne internationale pour la satisfaction des consommateurs, leur résolution à appliquer les standards internationaux, et par conséquent contribuer au développement durable. D’ailleurs, le Maroc, qui dispose, selon M. Al Moundir Morabet, Directeur de l’exploration à l’ONAREP, de bassins sédimentaires prometteurs (riches en hydrocarbures) mais encore sous exploités, va très certainement se lancer dans une exploration adéquate, dans des partenariats à naître de telles rencontres et investir massivement pour aller vers la désulfuration des hydrocarbures raffinés.
Après les riches sessions, il n’y a pas de doutes que le prochain rendez-vous prévu en juin 2004 au Sénégal connaisse plus d’affluence, à défaut d’être aussi bien fréquenté.

Daouda MBaye        

Ils ont dit :

M. Ahmed Nakkouch, Directeur Général de l’ONE : Nous sommes là en tant que grand utilisateur d’électricité. Il est par conséquent intéressant de savoir de quelle manière évoluera le marché de l’industrie gazière et pétrolière au Maroc. Pour nous électriciens, c’est une opportunité pour voir quelles sont les perspectives de développement des différents types de combustibles.

M. Michel Faure, Directeur de Shell Maroc, représentant le GPM : Ce genre de réunion nous permet d’avoir des possibilités d’échanges entre exposants nationaux et d’être mutuellement au courant des technologies. Mais au-delà des exposants marocains, cette rencontre permet aussi à ceux qui viennent d’autres pays de profiter de leur savoir-faire et leurs expériences. Et c’est toujours bon pour nous autres qui opérons sur le territoire marocain de savoir ce qui se fait ailleurs. N’est-ce pas la meilleure manière d’être en phase avec ce qui se fait ailleurs? Il y a une forte présence de l’Algérie avec la Sonatrach et toutes ses filiales. Et au travers des conférences on découvre ce que peut apporter un pays comme l’Algérie en matière de technologie et qui peut être utilisé par un pays limitrophe. C’est une façon de développer les courants économiques entre les pays. dans notre secteur, la sécurité et la protection de l’environnement sont primordiales. C’est une priorité. Il est donc nécessaire de respecter  les standards les plus stricts pour être opérationnels. Nous nous devons d’oeuvrer tous ensemble pour l’intérêt du consommateur marocain et au delà de tout le pays.

Mme Rokhaya Cissé, Conseiller en Communication et Coopération de l’Agence de Gestion et de Coopération entre le Sénégal et la Guinée Bissau (AGC) : Pour nous, qui sommes l’entité chargée de gérer la zone pétrolifère tampon entre le Sénégal et la Guinée Bissau, il s’agit d’une intégration exemplaire qui doit avoir droit d’être citée en Afrique. Pour la première fois deux pays décident de mettre en commun leurs ressources humaines et naturelles pour une exploitation commune. Notre participation s’inscrit dans cette dynamique d’intégration régionale. C’est une opportunité pour l’AGC de la renforcer en s’ouvrant à d’autres partenariats. Nous ne sommes qu’une structure étatique qui n’opère pas, mais qui doit assurer le relais, et de veiller au suivi des activités d’exploration, animées par des opérateurs privés. Nous fournissons des licences et des permis d’explorations. Ce qui nous a saisi ici, c’est l’esprit de ce salon, comme l’a dit le DG de la Samir signifiant que l’objectif premier de ce salon c’est de renforcer le partenariat entre les différents représentants des entreprises des pays producteurs et ceux en exploration.    


Trois questions à M. Abderrahmane Saaidi, Administrateur Directeur Général de la Samir

La Nouvelle Tribune: Que peuvent tirer les professionnels du MIOG?
M. A. Saaidi:
Durant cette exposition, les excellents contacts que nous avions avec des opérateurs pétroliers se sont raffermis, et de nouveaux ont été noués. L’Algérie est présente en force, tout le groupe SONATRACH est présent. La délégation est composée de plus d’une trentaine de membres, qui sont quantitativement et qualitativement représentés. A côté de ceux-ci d’autres sociétés venant d’autres pays nous ont honorés de leur présence. C’est un lieu de rencontres  et d’échanges au niveau technique et scientifique. Les expériences sont explicitées au niveau des conférences et sessions de travail sur les techniques de raffinage, d’exploration, sur les problèmes de distribution, et du secteur, en général, notamment en termes de libéralisation, de spécifications des produits pétroliers, mais aussi en matière de transport et d’environnement. L’exposition a permis aux uns et aux autres d’apprécier leurs différents process. Les partenariats, qui induiront des échanges commerciaux, sont visiblement en train de se faire.

La présence si importante de la Sonatrach, signifie-t-elle une manière de pondérer l’économique?
Pondérer l’économique, non. Mais nous savons que la Sonatrach a manifesté sa volonté de développer le partenariat avec les entreprises marocaines. Nous essayons de trouver les domaines dans lesquels on pourrait collaborer, développer nos relations d’affaires. Le Maroc et l’Algérie sont de vieux partenaires, en matière d’énergie, et il n’y a jamais eu de faille à ce niveau là. Bien au contraire, il y a eu une grande stabilité et une grande continuité dans nos relations. Nous trouverons peut-être des occasions de partenariats sérieux en matière pétrolière et de gaz.

Un dernier mot?
Nous avons été un peu perturbés par l’activité politique qui a fait que certains responsables n’ont pas pu être des nôtres, bien qu’ils nous aient beaucoup soutenu. Nous nous attendons à ce que cette rencontre soit un grand succès.     

Propos recueillis par
D. MB.



 

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