| | Articles » Economie | | Recul des exportations au début de l’année, selon l’Inac Conjoncture |
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Auteur : Publier le : July 31, 2003
Par rapport à l’année 2002, les incertitudes liées au contexte international jumelées au ralentissement de la demande étrangère ont pesé sur les échanges commerciaux avec l’extérieur, pour le début de 2003, note-t-on dans la Note n° 4 de l’INAC datée de juin 2003. On y remarque, en effet, qu’après avoir connu une croissance positive de 3,6% en 2002, l’environnement extérieur a été peu porteur au début de l’année en cours. Plusieurs raisons expliquent une telle évolution: les perturbations liées au conflit en Irak, la remontée des prix du pétrole, mais aussi la dégradation de la confiance des ménages, le ralentissement de la consommation et des investissements des entreprises étrangères. Ce climat d’incertitude et d’attentisme s’est répercuté négativement sur les exportations. A fin février 2003, celles-ci ont accusé un recul de 9,4% contre 10,8% un an auparavant. L’Inac dévoile dans sa note qu’exceptés certains biens d’équipement, notamment les fils et les câbles électriques, tous les groupes à l’export ont connu des baisses ou des décélérations plus ou moins fortes. Toutefois, pour le second semestre, les ventes à l’étranger de produits nationaux devraient renouer avec la croissance, en phase avec la reprise attendue du commerce mondial et de la demande étrangère, surtout européenne. Suivant une tendance inverse les importations ont progressivement repris au début de l’année 2003, relève-t-on dans ce rapport. Par rapport à 2002, elles ont crû de 2,5% en variation annuelle, contre 1,8%. La consommation des ménages encore assez soutenue profiterait aux produits étrangers (biens d’équipement et de consommation), qui restent plus compétitifs, surtout dans un contexte de démantèlement tarifaire. Quant aux importations de biens alimentaires, déjà en régression à fin février, elles pourraient se rétracter sur l’ensemble de l’année. Ce serait une conséquence des retombées positives de l’actuelle campagne agricole. L’accroissement des achats de produits pétroliers raffinés (en raison des dommages causés à la Samir) a plus que compensé la chute (-48,4% à fin février) des importations de pétrole brut. Au niveau de la balance des transactions courantes, il ressort à fin février 2003, une légère hausse (3,4% contre -17,2%) des recettes touristiques, une expansion de 15,8% des transferts de Marocains Résidant à l’Etranger (MRE). Par contre les recettes des investissements étrangers et des prêts privés accusent un recul de 28,8%, que l’Inac trouve lié en partie à l’absence de certaines opérations de financement (conversion de la dette publique en investissements). Par rapport à la destination des produits écoulés ou acquis, on relève enfin que l’Union Européenne (UE) reste toujours le premier partenaire commercial du Maroc. D.MB.
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