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La Fondation Banque Populaire pour le Micro-crédit pour l’insertion des démunis

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Publier le : July 17, 2003

Offrir des crédits aux populations démunies du Royaume qui n’ont pas accès aux financements bancaires  peut se révéler une arme particulièrement efficace pour lutter contre la pauvreté, notamment dans les zones urbaines et périurbaines. Le Groupe des Banques Populaires, fidèle à sa mission de partenaire de l’État et à sa vocation de promoteur de la petite entreprise, de l’artisanat et travailleurs indépendants ne pouvait rester indifférent au sort de cette population. L’engagement du Groupe dans cette lutte contre la pauvreté s’est traduit par la création de la Fondation Banque Populaire pour le Micro-Crédit (FBPMC).
Partant de l’expérience acquise par un Groupe fortement implanté dans toutes les régions du Royaume, la FBPMC cherche à faire du micro-crédit un tremplin pour l’épanouissement socio-économique des populations démunies. Trois objectifs fondamentaux sont fixés à la FBPMC, souligne son Secrétaire Général M. Mustapha Bidouj: apporter un soutien financier aux personnes ayant un savoir-faire manuel, accompagner les demandeurs de crédits pour intégrer progressivement le secteur formel et les préparer petit à petit à la bancarisation. Pour atteindre ces objectifs, la Fondation a mis en place des critères d’éligibilité souples. Ainsi, selon M. Bidouj, «toute personne âgée d’au moins 18 ans, possédant une carte d’identité nationale attestant d’un domicile fixe peut s’inscrire aux programme Micro-Crédit, si elle a un projet réel d’auto-insertion ou de développement d’un métier existant». Ces critères non contraignants visent à faciliter un accès large des populations démunies au financement de la Fondation.

Formation et alphabétisation

Outre la simplification des procédures d’accès au crédit, les montants octroyés par la Fondation se situent à des niveaux légèrement supérieurs à ceux des autres associations œuvrant dans le domaine. Ainsi, un client qui adhère au programme peut se voir octroyer un petit crédit de départ («Intilâqa») d’un montant variant entre 5 000 et 6 000 dirhams renouvelable pour l’achat d’une machine, d’un outil, etc. Par la suite, et en fonction des résultats obtenus et du développement de son projet, le client peut solliciter d’autres crédits avec des montants de plus en plus conséquents et une limite de 50 000 dirhams. En atteignant ce seuil, «il devient inéligible au financement par le micro-crédit et il est appelé à intégrer le circuit bancaire», fait remarquer M. Bidouj. Quant à la durée des crédits, elle varie entre 6 et 36 mois selon le montant du prêt.
Conscient que l’un des obstacles majeurs au développement socio-économique du Royaume est l’analphabétisme d’une large couche de la population, «la fondation a développé un très vaste programme d’alphabétisation au profit de tous les clients et ce au niveau de chaque antenne de la Fondation», a souligné le Secrétaire Général de la FBPMC. De même, en partenariat avec d’autres ONG, la Fondation participe à des campagnes de sensibilisation portant sur la vaccination des enfants, la planification familiale, la prévention du sida, etc. 
Dans tous ses domaines d’intervention, la Fondation a pu réaliser des résultats satisfaisants. En nous limitant à ce qui est quantifiable, notons que la Fondation a traité plus de 111 000 dossiers de crédit, à fin juin 2003, pour un déblocage total de 506 MDH. Quant à l’encours des crédits, il s’est établi à 102 MDH. Plus significatif encore, le développement des projets financés à partir du micro-crédit a permis la création de plus de 10 400 emplois, hors bénéficiaires de prêts.

Plus de 10 000 emplois créés

Pour ce qui est du développement du micro-crédit au Maroc, M. Bidouj souligne que le créneau a encore de beaux jours devant lui. En effet, «sur les 5 millions de démunis recensés officiellement au Maroc, 1,2 million sont susceptibles de bénéficier du micro-crédit» a t-il fait remarquer. Le développement du micro-crédit est d’autant plus louable que cette population rembourse normalement ses dettes. A titre d’exemple, le taux d’impayés de la FBPMC ressort à seulement 0,3 % à fin juin 2003, un niveau qui fait pâlir plus d’un banquier. Le suivi au quotidien exercé par les «agents économiques» et la formation des clients expliquent le niveau de remboursement des bénéficiaires du crédit.
Partant, et dans le souci d’améliorer le quotidien des populations démunies, la Fondation compte accroître ses ressources financières pour faire face à une demande croissante. Ainsi, pour le second semestre de l’année 2003, la Fondation compte lancer un emprunt auprès du système bancaire national pour accélérer son développement. Notons qu’actuellement, plus de 90 % des fonds de la Fondation proviennent du Groupe des Banques Populaires. Le reste est le fait de la Fondation Hassan II pour le Développement Économique et Social et d’autres partenaires comme la Coopération espagnole qui a soutenu l’ouverture de deux branches (antennes) de la Fondation à Tanger et Tetouan. De même, et dans un souci de proximité, la Fondation qui emploie 200 «agents de développement» compte 43 branches (antennes) contre 15 seulement en 2000.

Moussa Diop



 

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