C’est désormais officiel, Sidi Rahal Chatia est inscrit dans le programme touristique national pour l’horizon 2010. Il était temps, devrait-on dire, et les investisseurs, dans le secteur touristique se sont aperçus que le littoral atlantique ne se limite pas à la région de Rabat ou à celles de Casablanca et d’Agadir. Cette réalité les a ainsi amenés à s’intéresser à d’autres zones non loin des métropoles et qui offrent des opportunités d’investissements considérables. Aujourd’hui, Sidi Rahal Chatia en est l’exemple concret. Cette démarche est également la volonté des acteurs économiques nationaux de vouloir mettre toutes les richesses du pays dans l’optique d’un développement touristique intégré.
En effet, la politique touristique nationale avait, dans un contexte déterminé, privilégié certaines zones à potentiel touristique au détriment d’autres régions. Une politique qui avait droit de cité il y a quelque décennies et qui trouvait ses raisons ou ses fondements dans la recherche immédiate de solutions de reconstruction et de relance de régions sinistrées à l’époque. Aujourd’hui, force est reconnaître que ce choix a fini par montrer ses limites . Les exemples sont nombreux : Agadir n’attire plus autant de touristes, Safi a vu sa clientèle nationale diminuer considérablement, El Jadida stagne alors que la capitale économique continue à se confiner dans son tourisme d’affaires. Certes, des opérations ont été développées au nord et au sud de Casablanca, mais leur portée consiste en des opérations privilégiant la résidence secondaire (appartements ou villas) plutôt qu’un tourisme régional, national, voire international. Face à la saturation de l’espace balnéaire au nord et au sud de Casablanca entre Dar Bouazza et El Jadida, 20 km de côtes sont aujourd’hui sujet à un intérêt particulier d’investisseurs qui ont choisi de mettre 463 millions de dirhams dans des projets touristiques répondant aux normes internationales. Huit projets vont ainsi permettre à cette zone du littoral atlantique de bénéficier de complexes balnéaires alliant le bénéfice des avantages de la plage au bonheur que procurent les loisirs. Il s’agit de Sidi Rahal Chatia. Cet attrait n’est pas fortuit. En effet, Sidi Rahal Chatia présente des atouts naturels hors du commun : plages vierges donc non polluées, un foncier disponible, un arrière-pays en adéquation, une proximité urbaine et rurale qu’on ne peut trouver nulle part ailleurs. Autant d’atouts et d’opportunités que les investisseurs avertis ont su saisir et qui prédisposent cette station balnéaire à jouer dans un futur très proche un rôle de complémentarité, sinon de concurrence aux autres stations existantes. Les autoroutes Casablanca-El Jadida et Settat-EI Jadida, la proximité de l’aéroport Mohamed V, la desserte régulière est très fréquente par les autocars et les taxis de Sidi Rahal Chatia, un ensemble d’éléments qui en font une station balnéaire au bout des chemins et à portée de la main et de toutes... les bourses. Tout cela, il fallait y penser. Les pouvoirs publics, dans leur souci d’instaurer une démocratie locale préconisant un développement local intégré, ont encouragé toutes les initiatives s’intégrant dans cette optique. Cette vision entre et répond de manière positive aux Hautes Directives Royales appelant à une plus grande décentralisation et une meilleure intégration de la région dans le développement national.
M.S.