En prévision de la réorganisation de la ville, et dans le souci d’améliorer à court terme la qualité du service de l’éclairage public des principales voies communautaires (boulevards, et autres avenues), la Communauté Urbaine de Casablanca (CUC) a effectué un rapprochement stratégique en direction de la Lydec. Pour ce faire, une convention d’assistance technique a été signée le 25 juin, entre MM. Saâd El Abassi, Président de la CUC et Alain Perret, Directeur Général Adjoint de la Lydec, en présence de MM. M’Hamed Dryef, Wali du Grand Casablanca et Amal Benboubker, Secrétaire Général de la Wilaya du Grand Casablanca. Cette assistance technique portera notamment sur les activités d’exploitation et de maintenance courante, apprend-t-on.
Du côté de la Lydec, il nous a été confirmé que les ressources humaines nécessaires sont mobilisées pour organiser et optimiser le fonctionnement des équipes, mettre en œuvre des actions de formation et de perfectionnement et initier l’élaboration d’une base de données relatives au réseau d’éclairage public.
Afin de mener à bien ce partenariat, un comité de pilotage tripartite a été mis en place. Il est composé de représentants de la CUC, de la Wilaya et de la Lydec. En plus d’assurer le suivi de la réalisation de la convention, il aura pour tâche de valider le plan d’actions.
A travers cette nouvelle convention entre la CUC et la Lydec, les observateurs relèvent l’accomplissement d’un autre pan important dans la ville de demain symbolisé par le «vivre autrement».
dans tous les cas, c’est là le prélude à une externalisation ou à une sorte de gestion déléguée de l’éclairage public, soulignent les responsables. Va-t-on tout droit vers un éclairage public des voies communautaires de la Communauté Urbaine de Casablanca (CUC) confié à la Lydec? Rien ne l’empêche, dans la mesure où celle-ci dispose de toute l’expertise nécessaire pour mener à bien une pareille tâche.
D. MB.
Trois questions à Mme Bouchra Ghiati, Directeur de la Communication de la Lydec
La Nouvelle Tribune: La convention d’assistance technique récemment signée porte-t-elle sur tout l’éclairage public ?
Mme Bouchra Ghiati : La convention ne porte pas sur l’éclairage de Casablanca dans sa globalité, mais sur une assistance technique sur les voies communautaires de la ville. C’est-à-dire les grands boulevards qui sont sous la responsabilité de la CUC. Il s’agit d’une convention d’assistance technique, qui est surtout axée sur la formation, la mise en œuvre d’outils, l’élaboration d’une base de données, et de l’accompagnement. Il faut noter également le caractère limité de cette convention sur six mois.
Un tel partenariat, était-il prévu dans la gestion déléguée ?
Cela n’a rien à voir avec notre contrat de gestion déléguée, il s’agit d’une assistance technique. Le problème de l’éclairage public fait partie des préoccupations des autorités de la ville. Celles-ci ont souhaité, même avant la mise en route de la nouvelle organisation, obtenir sur ce dossier l’apport de l’expertise d’un opérateur local, pour améliorer les compétences des personnes en charge de cette mission au niveau de la ville.
Cela veut-il dire qu’il faudra s’attendre à l’introduction de nouveaux réverbères, que les boulevards seront beaucoup mieux éclairés ?
Nous n’intervenons pas dans la gestion pure de l’éclairage public. Nous n’apportons que notre expertise aux équipes qui travaillent au sein de la CUC sur ce dossier. C’est à travers des actions de formation et de perfectionnement par des experts, qui font partie de nos maisons mères, que s’effectue cette intervention. Donc nous les dotons d’outils de gestion, notamment de cette fameuse base de données relatives aux réseaux d’éclairage public. Nous tenons à préciser que ce n’est pas du tout la gestion directe des réseaux, ni de l’éclairage public.
Propos recueillis par
D. MB.