Auteur : Rachid Hallaouy Publier le : May 5, 2008
Deux entreprises de travail temporaire sont dans le collimateur de la justice. Il s’agit des sociétés Tectra et Sherpagad. Pour l’heure, on apprend que des éléments de la police judiciaire ont rendu visite au siège des entreprises mises à l’index. «C’est vrai que la police a entendu la direction de la société Tectra, mais dans le cadre du déroulement de l’enquête afin de vérifier que la situation administrative des salariés placés dans l’entreprise Rosamor Ameublement était conforme à la loi. Tout simplement», déclare Zouhair Lamrani, président de l’Union Marocaine des Entreprises de Travail Temporaire (UMETT). Ce dernier, agacé par les raccourcis et amalgames, tient à réagir et dénonce les rumeurs infondées. «Ce mélange des responsabilités est extraordinaire ! Il faut éclaircir les choses. Au sein de notre organisation, il est stipulé que la responsabilité de la sécurité sur le lieu de travail est de la responsabilité de l’entreprise utilisatrice. L’entreprise de travail temporaire assume la gestion administrative du personnel mis à la disposition du chef d’entreprise. La sécurité, l’aménagement et l’équipement de sécurisation sont sous la responsabilité de l’utilisateur de main d’œuvre» ajoute-t-il. Que ressort-il de la visite de la PJ ? «Pour la société Tectra, les documents fournis ont prouvé et assuré que l’entreprise est en règle avec la loi. C’est tout ce que je peux dire pour le moment», dit-il. Etant donné que des instructions royales ont été données pour dégager les responsabilités de chaque acteur, Tectra, risque-t-elle des poursuites judiciaires et une condamnation ? «Non, je ne pense pas», réplique Zouhair Lamrani. Pour Jamal Belahrach, président de l’AETTO, “les entreprises d’intérim doivent garantir des conditions de travail dîgnes aux salariés. Il ne faut pas fuir ses responsablités”. Affaire à suivre donc…
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