Fidèle à son engagement en tant que promoteur de l’art et de la culture, l’Institut français présente «Via», une mise en scène de Chritiane Véricel. Réalisé par la Compagnie Image Aiguë au Théâtre de Nanterre Amandiers en mai 2002, ce travail a fait l’objet de plusieurs ateliers animés par Christiane Véricel au profit des enfants des associations Bayti et l’Heure Joyeuse. L’objectif étant de faire fi de la situation difficile de ces enfants et de leur permettre d’exprimer leurs talents en explorant leurs dons et par conséquent les faire profiter d’une formation artistique à même de leur redonner confiance en eux d’une part, mais également de les outiller pour affronter l’avenir, en vue d’une intégration socio professionnelle optimum. Enfin, l’objectif semble atteint, les enfants des deux associations, seront sur scène les mardi 15 et les mercredi 16 avril à 20h30 au complexe culturel Moulay Rachid pour présenter «Via». Ce travail est le fruit de l’initiative de l’Institut français de Casablanca, en la personne de son directeur M. Jean François Margeurin, qui a permis la rencontre entre Chritiane Véricel et les associations Bayti et l’Heure Joyeuses. Une série d’ateliers au sein des deux associations, s’en est suivie, pendant les années 2002 et 2003. Outre les enfants de Bayti et de l’Heure Joyeuse, «Via», rassemble des adolescents d’horizons divers (Palestine, France, Centrafrique, Cameroun, Comores, ...) aux côtés des comédiens originaires de ces pays. d’où l’originalité et la richesse de ce travail qui met en scène la guerre avec ses néfastes répercussions. Christaine véricel, évoque les thèmes de «l’opression, la faim, les relations tyrans-victimes, ou adultes-enfants enrôlés par les armes, le besoin naturel des enfants à continuer de s’amuser, même en temps de guerre.» Partant, des scènes tragiques s’enchevêtrent avec des scènes burlesques. En effet, la pièce de théâtre met en scène le thème de la guerre avec son côté tragique, qui est parfois rattrapé par le côté burlesque. Une route semble être le seul fil conducteur d’une histoire à l’autre, prétexte pour une succession d’états d’âme. Un spectacle qui tombe à point nommé en cette conjoncture de guerre contre l’Irak. En outre, «le travail d’Image Aigue s’inscrit dans un courant favorable à une certaine forme de mondialisation qui respecte et préserve les spécifités culturelles de chaque population.»
Par ailleurs, «le travail des comédiens est axé sur la chorégraphie, les attitudes, qui transcendent la barrière de la langue et donnent vie à un théâtre compréhensible par tous, grâce à un langage universel.» La pièce se décline comme une scène de la vie, où les comédiens se présentent comme des citoyens du monde. L’enjeu étant de prôner la fraternité, la solidarité et la tolérance. Dans ce sens ce travail vise à valoriser chaque comédien dans sa personnalité et sa culture. Aussi, la pièce met-elle en scène plusieurs langues. La communication se fait à travers, l’intonation , l’expression, la muique, l’image...La scène se décline telle « une petite utopie, une espèce de tour de Babel où sont rassemblés des comédiens d’âges et de nationalités différents.»
L.O.