Le Prix Grand Atlas 2005 “littérature” ainsi que celui “des Lycéens” ont été décernés, dans les jardins de la Résidence de France en présence de M. Philippe Faure, Ambassadeur de France, à Mohamed Nedali pour son premier roman “Morceaux de choix - Les amours d’un apprenti boucher” (Ed. Le Fennec) alors que le prix “jeunesse” était attribué ex-aequo à “L’Orange bleue” (Ed. Marsam), un conte poétique d’Abdellatif Laâbi illustré par Philippe Amrouche et à “La Meilleure façon d’attraper les choses” (Ed. Yomad) de Fouad Laroui illustré par Pierre Léger.
Depuis sa création en 1991 par l’Ambassade de France, le Prix Grand Atlas récompense alternativement toutes les formes d’écriture tels les romans, les essais, les Beaux livres, la poésie ou le théâtre mais aussi la création, la traduction et l’édition. Présidé les années précédentes par de prestigieuses personnalités dont François Nourissier, Bernard Pivot, Amin Maalouf ou Farouk Mardam-Bey pour n’en citer que quelques unes, le Grand Prix 2005 n’a certes pas dérogé à la règle avec Jean-Marie Gustave Le Clézio à la tête du jury. Ce dernier était composé de personnalités marocaines et françaises du monde du livre tels Hind Taarji (journaliste), Hasmig Chahinian (spécialiste du livre jeunesse), Zakarya Daoud (écrivain et journaliste), Karima Frej (bibliothécaire), Marion Hennebert (éditrice) et Richard Jacquemond (traducteur). Les élèves des lycées Omar Khayyam et Lalla Aïcha de Rabat ont élu le prix “des Lycéens”.
Un beau prix pour encourager l’écriture en langue française au Maroc. Gageons que les talentueux lauréats du jour trouveront des lecteurs !
FDD
“ Morceaux de choix ”
Les amours d’un apprenti boucher
Ce roman raconte le parcours initiatique d’un jeune homme amoureux de chairs fraîches. Ses désirs, ses amours, son mariage mais aussi ses passions, rebellions, errances et faiblesses. Thami, “honteux rejeton d’une souche savante” abandonne la medersa pour embrasser et étreindre, avec sensualité, non seulement le métier de boucher mais aussi les femmes, toutes les femmes. “Comme un enfant dans une confiserie, je voulais goûter à toutes les friandises” dit-il. Avec son héros cannibale, Mohamed Nedali aborde les contrastes et valeurs de la société marocaine contemporaine par touches légères, humoristiques et subtiles. Sa simplicité et clarté d’écriture font mouche.