| | Articles » Lire, Voir, Entendre | | J – 30 pour le Festival de Casablanca : Laissez le naître et vivre ! |
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Auteur : Publier le : June 16, 2005
Le compte à rebours a bel et bien commencé pour la première édition du Festival de Casablanca qui aura lieu du 16 au 23 juillet 2005. Pendant une semaine, la musique, le cinéma, les spectacles de rue et l’art urbain ( le Phare d’El Hank et les bus revêtiront leurs plus beaux atours pour l’occasion ! ) déferleront sur la ville blanche et s’empareront des rues, jardins, places et plages. Tous les Casablancais sans exception sont conviés à cette immense fête urbaine pluridisciplinaire! Cette initiative, née de la volonté conjointe de la Wilaya, de la Ville et de la Région du Grand Casablanca, dont l’organisation a été confiée à l’Association Forum Casablanca a déjà fait beaucoup de bruit avant d’avoir vu le jour… Inutile de revenir sur les déclarations médiatiques et critiques tonitruantes de certains et autres sit-in. Objectivement, l’idée de doter la capitale économique d’une manifestation culturelle d’envergure et de qualité est excellente. Alors pourquoi cet événement déchaîne-t-il autant de passions et de frustrations ? Qui a donc intérêt à tuer ce projet dans l’œuf ? Certainement pas le public casablancais composé de 75% de jeunes de moins de 30 ans. Ceux-ci ne pourront que se réjouir de cette aubaine. Ni les artistes marocains à qui on offre là une occasion inespérée de se produire dans d’excellentes conditions techniques et acoustiques. Encore moins les jeunes comédiens qui participeront à la monumentale parade d’ouverture ou les percussionnistes marocains qui accompagneront le formidable spectacle de clôture. Évidemment, “ comme pour n’importe quelle fête, anniversaire ou mariage, tout le monde n’a pu être invité ” précise Mme Miriem Bensalah Chaqroun, Présidente de l’évènement et…, c’est probablement là que le bât blesse. Mais ce festival a bien l’intention de se pérenniser, il y aura donc d’autres éditions avec d’autres invités. Haro sur les étrangers ! Les laissés-pour-compte accusent les organisateurs d’avoir “ donné le budget aux étrangers ”. Or 400 artistes invités sur 500 au total sont Marocains. Reda Allali, Coordinateur artistique du Festival s’insurge avec vigueur contre “ ce discours fasciste ” des détracteurs. “ De nombreux artistes marocains, avides d’ouverture, sont heureux d’accueillir des étrangers et ont envie de voir des prestations de qualité, sources d’inspiration pour eux ” explique-t-il. M. Monem, Directeur de Production, poursuit en expliquant que “ 90% du budget global (15 millions de dirhams) sont dépensés au Maroc ” et que “ ce sont donc bien des sociétés nationales qui en bénéficient ”. Et Mme Bensalah Chaqroun, conciliante, de conclure : “ on parle de globalisation partout…, et la musique est le meilleur axe pour mélanger les genres ”. Et comme toute programmation est par nature subjective, que vive ce Festival de Casablanca ! Gardons les critiques constructives comme cadeau de naissance ! FDD
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