Actualité | Economie | Entreprise | Finance | Grand Public | Lire, Voir, Entendre

Rechercher :
  
Edition


Administration
Articles » Lire, Voir, Entendre
Un festival et ses effets : Quelle manne pour Fès ?

Auteur :
Publier le : June 9, 2005

Outre l’impressionnant brassage culturel et social et son extraordinaire rôle de promotion touristique, le Festival a des “ retombées économiques extrêmement importantes sur la ville mais celles-ci sont difficiles à chiffrer ” explique M. Driss Faceh, Directeur Commercial de l’évènement. Les effets sont bien entendu conséquents pour les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration. Il suffit pour s’en convaincre de se rappeler qu’avant la création du Festival, du 31 mai au 15 juin, la ville de Fès était pratiquement désertée par les touristes. “ Le taux de remplissage des hôtels atteignait péniblement 10 à 15 % alors qu’aujourd’hui, cette même période est classée haute saison, voire même très haute saison ” dit M. Faceh. Tous les artisans fassis attendent avec impatience cet événement qui représente une véritable aubaine pour eux. Ils scrutent les touristes casablancais friands de passementerie, broderie ou poteries de Fès. Le profil des étrangers qui participent au festival diffère de celui des touristes habituels. Ces derniers, pris en charge par des guides, ne séjournent en général que 2 nuits dans la cité impériale et n’ont donc pas le loisir de flâner en médina. Par contre, les participants étrangers au festival restent plus longtemps, flânent et dépensent donc plus entre les concerts. Pour la soirée d’ouverture du vendredi 3 juin, plus de 3500 billets ont été vendus dont 800 achetés par les sponsors du Festival. Ce chiffre grimpe à 3700 pour les soirées suivantes. A ce jour, il n’y a plus aucun billet disponible pour la soirée de clôture du 11 juin et seules quelques places restent pour les autres spectacles. Pour les concerts en matinées du premier week-end du festival, plus de 650 billets ont été vendus et 350 distribués par les partenaires. En semaine, l’assistance aux matinées tombe à 300/350 personnes avant de remonter à 500 le week-end de clôture.

Qui vient à Fès ?

La promotion commerciale du Festival est très large puisque, outre au Maroc, elle s’opère par aussi bien en Amérique du nord, principalement aux États-Unis et au Canada que dans tous les pays européens. La commercialisation de la billetterie revient à l’agence Objectif Maroc représentée dans les grandes villes du Royaume et à l’étranger par un réseau d’agences commissionnées. Quant aux packages (transport-hébergement-concerts), 40 % de ce marché est détenu par Objectif Maroc selon M. Faceh, les 60 % restants l’étant par d’autres agences marocaines ou étrangères. Il est aussi intéressant de noter que les touristes étrangers sont de plus en plus nombreux à voyager individuellement. S’il est difficile de déterminer avec exactitude le pourcentage d’assistance étrangère, M. Faceh indique que la participation marocaine l’emporte haut la main, les week-ends, avec 65 % de parts d’audience. Par contre, pendant la semaine, la présence des nationaux tombe à 5 ou 6 % alors que l’audience étrangère grimpe à 95%. Le public marocain est majoritairement issu des villes de Casablanca et de Rabat, dans une moindre mesure. Quant aux participants étrangers, les Français se placent en tête, suivis de près par les Espagnols et enfin, les anglo-saxons, américains ou britanniques.

Dis-moi où tu loges…

Pendant les deux week-ends du festival, trouver une chambre d’hôtel à Fès - dont la capacité hôtelière s’élève à 6000 lits - devient mission impossible. Tous les établissements, quelle que soit leur catégorie (de 2 à 5 étoiles), affichent complets. En semaine, le taux d’occupation fléchit à 70 %. Les séjours des nationaux se limitent en général à 2 nuits (vendredi et samedi) et nombre d’entre eux sont naturellement logés par leur famille ou par des amis. Les touristes étrangers séjournent en moyenne 5 ou 6 nuits.
Depuis 1994, le Festival a connu une formidable progression. La ville accueille aujourd’hui près de 6000 personnes alors qu’au début le nombre de participants atteignait à peine 300 âmes. Cependant souligne M. Fath, il ne faut pas oublier que “ nous sommes tributaires des parasites tels le désastre du 11 septembre qui a fait baisser la participation étrangère de moitié en 2002 ou les attentats du 16 mai qui ont eu un impact négatif sur la participation marocaine ”.



 

Hebdomadaire marocain paraissant le jeudi - Directeur de la publication: Fahd Yata 320 BD Zerktouni, angle rue Bouardel - Casablanca - Maroc
Tel : +212 (0) 22 42 46 70 (7 lignes groupées) | Fax : +212 (0) 22 20 00 31
eMail :  
courrier@lanouvelletribune.com | www.lanouvelletribune.com