| | Articles » Lire, Voir, Entendre | | Spectacle : Du Rock’n Roll à Marrakech |
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Auteur : Publier le : May 12, 2005
Marrakech a vibré trois jours durant sous les rythmes du Festival du Rock’n Roll. Un événement organisé par l’Association du Festival de l’amitié, chapeautée par M. Abdelali Doumou, Président de la Région Tensift Al Haouz, avec le concours du CRT. Cette première édition a drainé plusieurs milliers de festivaliers. L’objectif des organisateurs, qui misaient sur un événement de masse ciblant le grand public, semble plutôt atteint. Ce qui explique justement le choix de la musique Rock. Venus de tous bords, jeunes et moins jeunes, en groupe, en couple ou en famille, les habitants de la ville se sont déplacés en grand nombre à la place Ighli pour apprécier un moment musical qui leur était dédié au même titre qu’aux autres mélomanes nationaux et étrangers. Ouvert au public, le Friendship Fest se veut un événement de masse où les barrières socio-économiques et culturelles tendraient à disparaître pour céder la place à une communion musicale. Ne dit-on pas que la musique adoucit les moeurs? Ce fut cas, durant ces trois jours, marocains et américains se tenaient côte à côte sur la place Ighli pour apprécier, partager des rythmes d’ici et d’ailleurs. “ A travers ce festival, nous voulons consolider les relations maroco-américaines, en forgeant de nouveaux liens basés sur un esprit d’échange et de coopération sur les plans culturel, économique et social ”, dixit M. Doumou, président du Festival. En effet, cette première édition a été une opportunité de véhiculer une image positive du Maroc, dans une conjoncture coïncidant avec la veille du deuxième anniversaire des attentats du 16 mai. C’est un message de paix et d'ouverture à travers le dialogue et les rencontres entre diverses cultures, qui est transmis à travers cette action. “ C'est une image impressionnante du Maroc qui est donnée, à travers des événements pareils, du génie de ce pays capable, avec ses richesses et traditions culturelles millénaires, de s'insérer dans un enjeu culturel mondial de grande envergure qu'il gère d'une façon particulièrement éloquente ”, a précisé une journaliste américaine. Aux yeux de M. Harry Thomas, producteur artistique et co-président du festival, l’événement est une réussite qui a permis non seulement d’animer la ville trois jours durant, permettant ainsi aux mélomanes de différents bords de fusionner à travers des moments musicaux de bonne facture, mais également de favoriser des échanges entre les artistes marocains et américains. “C’est une parfaite preuve que les peuples de différentes origines et cultures peuvent parfaitement vivre en harmonie. Nous avons un moyen extraordinaire pour y arriver, la musique en tant que langage universelle, alors, il faut exploiter cette richesse pour consolider la culture de la paix et de la pluralité.”, annonce M. Harry Thomas. Des formations et artistes de renom, tels Out Of Eden (connu par sa musique spirituelle), Delirious, Newsboys, Rock & Roll Worship Circuis, Joy Williams Band, Jeremy Camp et Phil Keaggy Band. “Ils ont tous adhéré à cet événement, en acceptant de se produire gracieusement pour le fun du public et la finalité de l’événement.”, a déclaré M. Harry Thomas. Du côté marocain. Cest la voix sublime de Karima Skalli, qui a ouvert le bal. Nass Al Ghiwane, Jil Jilala, Bakbou, Hay-Ha, ou encore Hoba Hoba Spirit, pour ne citer que ceux là, n’ont pas manqué de plonger le public dans une sorte de transe. Il est à noter que la programmation de la première édition Freindship Fest, n’était pas exclusivement Rock. C’était un mixage entre divers styles musicaux. De la World musique, à la chanson arabe, en passant par le Rap, le Hip-Hop, la musique spirituelle… Du côté des organisateurs, on affiche un satisfecit total. Le festival a drainé plus de 100 000 personnes, et s’est déroulé sans le moindre couac. En effet, avec un petit budget de 2 millions de dirhams, et un premier coup d’essai on peut dire que le baptême du Friendship Fest fut réussi. C’est en tout cas, une bonne action de promotion de la destination Marrakech, qui pourrait porter ses fruits, le marché américain étant encore peu ou prou investi. Il serait donc intéressant de multiplier des événements de ce style, mais sans action de communication préalable et ciblée, destinée aux marchés émetteurs, on ne peut prétendre à une évolution dans ce domaine. Un travail d’emblée enclenché, puisque les artistes américains et les journalistes qui se sont déplacés pour l’événement étaient émerveillés par l’accueil, l’hospitalité et l’ouverture des Marocains. L.O.
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