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Les sept sonates viennoises de Mozart ressuscitées

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Publier le : April 7, 2005

Durant vingt-cinq années, de huit à trente-trois ans, MOZART n’a cessé d’écrire des sonates, comme s’il avait besoin entre ses opéras et ses symphonies de se ressourcer, de retrouver cette forme épurée de la musique de chambre. 
Parmi celles-ci, les dix-neuf dernières sonates, composées à l’âge adulte uniques en leur genre. Pleines d’innovations, elles portent l’empreinte de l’immense génie musical de leur auteur. Très brillantes, bien adaptées à l’instrument, l’accompagnement de violon est si habilement entrelacé à la partie de clavier que les deux instruments se renvoient la parole en un dialogue incessant. Musicien accompli, violon solo d’orchestre, chef d’orchestre et musicien de chambre, Jean Leber a souvent été à l’origine de créations. Son désir de présenter MOZART en formation sonate est sous-tendu par une expérience musicale particulièrement riche. Jeune pianiste d’origine roumaine, Ancuza Aprodu, aussi à l’aise dans le répertoire contemporain que dans le répertoire classique, se révèle une mozartienne très sensible.
Ouverts au style baroque, ces deux musiciens de formation classique font le pari d’explorer une voie à l’interprétation de ces sonates sur instruments modernes. Leur rencontre s’exprime dans un dialogue instrumental qui respecte un subtil équilibre. Aucun des deux instruments ne l’emporte sur l’autre. Le violon et le piano, par un jeu clair qui favorise les harmoniques, font ressentir l’alternance de tendresse, d’euphorie, de limpidité, d’intériorité et de lyrisme de la musique de MOZART. 
Ancuza Aprodu, née en 1977 en Roumanie, commence ses études de piano à l’âge de quatre ans et remporte une année plus tard le Concours d’interprétation de Suceava. Elle poursuit ses études à Bucarest avec Smaranda Murgan avant de s’installer en Italie où elle travaille l’écriture et l’histoire de la musique avec Enrico Correggia et Roberto Bollea. Elle obtient le Diplôme de Piano au Conservatoire National Giuseppe Verdi de Turin et est lauréate de plusieurs Concours Internationaux. Désormais installée en France, elle y mène une carrière de soliste classique. Quant à Jean Leber, il est Premier prix de violon à 16 ans et Prix de musique de chambre au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, Prix international H.Wieniawsky l’année suivante, Jean Leber débute sa carrière comme violoniste à l’Orchestre de la Suisse Romande et la poursuit comme membre de l’orchestre de l’Opéra de Paris, puis violon solo à l’Opéra de Marseille. Il fonde et dirige l’Ensemble Ochestral de Marseille. Ouvert aux formes contemporaines, Jean Leber participe en tant qu’interprète à des créations de théâtre musical, cinéma et multimédia.
Parmi les disques enregistrés par Jean Leber, citons l’Octuor de SCHUBERT qui a reçu le Prix du Disque et les concertos pour flûte et harpe de MOZART, en qualité de chef. Son dernier enregistrement (2002) est consacré à MOZART-BEETHOVEN dans la formation quatuor avec piano.



 

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