«Pluralité et solidarité», tel est le thème sous lequel s’inscrit le premier grand Festival de la mégapole économique.
Moderne, aux multiples facettes aussi bien culturelles, sociales, économiques, écologiques... Ville des arts, de tous les arts, Casablanca aura enfin réalisé son rêve, celui d’organiser sur son propre sol, son propre Festival, un pari qu’il faut surtout honorer. Le programme de ce premier Festival s’organise et se tisse autour de plusieurs disciplines: musique, cinéma, art urbain, spectacles de rue, ateliers de formations multiples...
Le Festival de tous les citoyens
Le festival de Casablanca s’affiche avec sa propre particularité: tous les spectacles auront lieu dans des espaces publics ouverts, plages , jardins... vraiment en plein air. Convaincus que la culture est un facteur de développement incontournable pour une société en pleine effervescence et métamorphose, les organisateurs du festival du grand Casablanca, ont décidé d’ouvrir cette grande manifestation culturelle sur toute la population sans aucune restriction ou marginalisation. C’est le festival des bidawa et pour les bidawa. Le temps d’une semaine, plusieurs centaines de milliers de participants sont attendus pour assister à une quarantaine de concerts, une soixantaine de projections de films, des expositions, des spectacles de rue... promettent les organisateurs. Le Festival permettra la rencontre de publics issus de différents horizons, appartenant à différentes cultures, mais prônant les mêmes principes; ceux de la fraternité et de la solidarité. La programmation, résolument moderne, affirment les responsables du festival, fait la part belle aux arts urbains et métis.
Une programmation en grande partie tournée vers la jeunesse. Ainsi des photographes ont été engagés spécialement pour prendre des photos de bidawis durant toute la période de préparation au festival. L’exposition ambulante sera baptisée «Ana bidaoui, ana bidaouia» . Ces photographies, notent les organisateurs, seront affichées sur les bus de transport urbain. Une manière à inviter les jeunes à s’engager pleinement dans le rehaussement et la revalorisation culturelle de leur ville. Une manière aussi de les responsabiliser. Le Festival de Casablanca sera à l’image de la cité du grand bleu.
Au bonheur des jeunes
Une intervention artistique et monumentale sur le phare, un ciné-plage, une exposition de photographies itinérante, un spectacle déambulatoire, un spectacle de feu d’artifice au bord de la plage. Casablanca se dénudera pour la première fois, sous les regards de ces habitants et de tous ceux qui viendraient se joindre aux festivités prévues par le festival. Casablanca la cosmopolite, l’industrielle, l’économique, la maritime, la populaire, l’humaine, mais surtout l’intellectuelle.
Le festival sera l’occasion de faire découvrir ou plutôt redécouvrir les charmes secrets; la mémoire longuement voilée de certains sites, lieux rénovés. Il s’agit de la Place Rachidi, Place Sidi Abderrahmane, Plage Lalla Meriem, Le Phare, Terrain d’El Hank, Parc de l’Hermitage, Terrain de Sidi Bernoussi, Parc de l’Alesco. En Ouverture du Festival, les Casablancais assisteront à un spectacle grandiose : «Transhumance, l’heure du troupeau», une création de la Compagnie «Oposito». Un défilé nocturne fera vibrer les principales artères de la ville. Dans la ville des lumières, un spectacle de feu et de lumière, animé par le collectif Oposito (France), avec une quarantaine de comédiens, danseurs, chanteurs et musiciens dont la moitié seront des Marocains qui auront suivi une formation avec la Compagnie «Oposito». Le spectacle est une sorte de parade en trois actes, un ballet de sons et de lumières qui entraînera le public dans un univers de transe qu’il n’a pas l’habitude de vivre au quotidien. Le spectacle est l’un des plus adaptés au langage des foules et des grands espaces. Tel un rêve, la ville sombrera dans une euphorie au delà des frontières. Concernant les concerts, ils seront tous programmés au début de la soirée et seront repris tout au long de la durée du festival. Parmi les artistes invités, on retient les noms de Cheikha Rimitti, l’une des pionnière du Raï algérien, Elissa la libanaise, aimée et appréciée par les jeunes, Hoba Hoba Spirit (Rock), Settati dans le registre chaâbi, Tiken Jah Fakoly (reggae)... Le spectacle de clôture, intitulé «Le voyage de lumière» sera présenté par la Compagnie «Groupe F». Il aura lieu sur la plage de Sidi Abderrahmane. Les membres du Groupe F, conçoivent le feu d’artifice comme un spectacle à part entière: technicité mais également esthétique, la couleur, le rythme, l’intensité dramatique, les chorégraphies de lumières... tout y sera.
Enfin … il reste à souhaiter bonne chance au Festival de Casablanca et à toute l’équipe qui s’en occupe.
I.K.