Un seul rêve à réaliser et que vienne le déluge! Seul un fragile cordon ombilical vous tient en vie et dès qu'il est rompu... néant! Million Dollar Baby se tisse dans un décor d'une ambiance intemporelle, un petit gymnase décrépit, désaffecté où évolue un monde de marginaux. Le film narre les fins fonds des relations humaines, avec une part importante de non-dits, de refoulés... Un homme, Frankie (Clint Eastwood) souffrant de l'absence d'une fille qu'il n'a jamais revue, une femme, Maggie (Hilary Swank), avide de s'accomplir sur le ring. Mais ce n'est pas, à proprement parler une histoire de boxe, c'est une tranche de vie pleine d'émotions, de joie, de réussite, mais surtout de séparations douloureuses, de souffrances... Après une enfance misérable dans un bled perdu, Maggie a pris ses distances avec son passé et rêve de devenir boxeur professionnel. Le jour où Maggie Fietzgerald, 31 ans, munie d'une inflexible détermination, pousse la porte du gymnase de Frankie, à la recherche d'un coach, elle n'amène pas uniquement avec elle sa jeunesse, sa fougue et sa force, mais aussi, une histoire jalonnée d'épreuves et une exigence vitale et urgente: monter sur le ring, entraînée par Frankie afin de concrétiser le rêve d'une vie. Million Dollar Baby est un film d'une sobriété étonnante, austère même, filmé avec un souci du détail impressionnant. Clint Eastwood signe son vingt-cinquième film, apothéose d'un style épuré jusqu'à la stylisation qui dit tout de l'amour perdu, de la Rédemption, de la victoire, de la fatalité et du dilemme moral. Une tragédie en quelques mots qui réhabilite la grandeur du mélodrame. L'acteur-producteur-scénariste raconte une histoire dont la force se suffit à elle-même, filme sans afféteries et joue majestueusement avec l'ombre et la lumière pour exprimer les ambivalences de ses personnages. Atmosphère intime, feutrée, en contradictions avec le cadre, les coups, la fureur du public des combats. D'une sérénité toute zen dans la mise en scène, Clint Eastwood s'exprime dans le dépouillement et raconte, au-delà du ring, l'histoire simple et magnifique d'un coeur et d'une vie recomposés, mais aussitôt brisés.
I.K.
Clint Eastwood l’éternel solitaire
Né à San Francisco le 31 mai 1930, Clint Eastwood fait son apprentissage à l' Universal en 1954, en signant l'un des derniers contrats de salariés proposés par les studios. Au milieu des années soixante, trois succès mythiques de Sergio Leone : POUR UNE POIGNÉE DE DOLLARS (1964), et POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS (1965), LE BON, LA BRUTE ET LE TRUAND (1966), l’imposent parmi les plus grandes stars internationales. Eastwood fonde la société Malpaso, et entame une amicale et fructueuse association avec Don Siegel, d’où sortiront notamment LES PROIES et le premier volet de la saga de l’Inspecteur Harry Callahan, figure bientôt légendaire du cinéma d'action.
Œuvrant à cette époque dans des genres étroitement codifiés, Clint Eastwood se plaît à en détourner subtilement les conventions, n’hésitant pas à placer ses héros dans des situations gênantes ou inconfortables et à leur attribuer des défauts qui leur donnent un surcroît de relief et de vérité humaine.
Devenu réalisateur en 1971 avec "Un frisson dans la nuit", Clint Eastwood tourne, à l’écart des modes, des films tour à tour lyriques et musclés, nonchalants et désenchantés, d’une étonnante liberté narrative.
Figure emblématique du cinéma américain, Clint Eastwood a tenu la vedette de 44 films, dont 12 où il assurait en outre les fonctions de producteur et de réalisateur, et, depuis 1964, a tourné en vedette dans 24 films signés Sergio Leone, Don Siegel, John Sturges, Wolfgang Petersen, etc. Eastwood a remporté, entre autres distinctions : le Kennedy Center Honors Award (décembre 2000), le Lifetime Career Achievement Award du National Board of Review de New York (janvier 2000), une citation au titre de " Favorite All-Time Movie Star aux People’s Choice Awards 1999, 5 People’s Choice Awards au titre de " Favorite Motion Picture Actor " (1981, 1984, 1985, 1987 et 1998), un César d’Honneur (1998), le Golden Laurel Lifetime Achievement Award de la Producer’s Guild of America (1998), le Life Achievement award de l’American Film Institute et de la Film Scoiety at the Lincoln Center (1996), le prestigieux Irving G. Thalberg Award de l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences (1995).
Filmographie : Million dollar baby (2004) - Piano blues (2003) - Créance de sang (2002) - Jugé coupable (1998) - Sur la route de Madison (1994) - Les Cent et une nuits (1994) - Un monde parfait (1993) - Dans la ligne de mire (1993) - L'Homme des hautes plaines (1972) - Joe Kidd (1972) - La Kermesse de l'Ouest (1969) - Un shérif à New York (1968) - Le Bon, la brute et le truand (1966) - Et pour quelques dollars de plus (1965) - Pour une poignée de dollars (1964)
Million Dollar Baby (2004), 4 Oscars raflés lors de la 77ème édition des Oscars 2005.
Casting
Réalisation : Clint Eastwood. Avec : Frankie Dunn (Clint Eastwood) - Eddie Scrap-Iron Dupris (Morgan Freeman) - Maggie Fitzgerald (Hilary Swank)
Scénariste : Paul Haggis - Producteur Clint Eastwood
Production : Warner Bros.
Equipe Technique : Compositeur Clint Eastwood et Kyle Eastwood
Directeur de la photographie : Tom Stern
Directeur artistique : Jack Taylor
Chef décorateur : Henry Bumstead
Producteur exécutif : Robert Lorenz - D'après l'oeuvre de F.X. Toole
Synopsis : Rejeté depuis longtemps par sa fille, l'entraîneur Frankie Dunn s'est replié sur lui-même et vit dans un désert affectif, en évitant toute relation qui pourrait accroître sa douleur et sa culpabilité.
Le jour où Maggie Fitzgerald, 31 ans, pousse la porte de son gymnase à la recherche d'un coach, elle n'amène pas seulement avec elle sa jeunesse et sa force, mais aussi une histoire jalonnée d'épreuves et une exigence, vitale et urgente : monter sur le ring, entraînée par Frankie, et enfin concrétiser le rêve d'une vie.
Après avoir repoussé plusieurs fois sa demande, Frankie se laisse convaincre par l'inflexible détermination de la jeune femme. Une relation mouvementée, tour à tour stimulante et exaspérante, se noue entre eux, au fil de laquelle Maggie et l'entraîneur se découvrent une communauté d'esprit et une complicité inattendues...
Million Dollar Baby
Une tragédie en plusieurs rounds
C'est encore lui, le réputé dur à cuire, Clint Eastwood, qui vous secoue de sanglots, avec ce drame qui vous prend au coeur et aux tripes sans vous lâcher plus de deux heures durant. «Million Dollar Baby» au Megarama (Casablanca) jusqu'au début du mois de mai 2005.
Un seul rêve à réaliser et que vienne le déluge! Seul un fragile cordon ombilical vous tient en vie et dès qu'il est rompu... néant! Million Dollar Baby se tisse dans un décor d'une ambiance intemporelle, un petit gymnase décrépit, désaffecté où évolue un monde de marginaux. Le film narre les fins fonds des relations humaines, avec une part importante de non-dits, de refoulés... Un homme, Frankie (Clint Eastwood) souffrant de l'absence d'une fille qu'il n'a jamais revue, une femme, Maggie (Hilary Swank), avide de s'accomplir sur le ring. Mais ce n'est pas, à proprement parler une histoire de boxe, c'est une tranche de vie pleine d'émotions, de joie, de réussite, mais surtout de séparations douloureuses, de souffrances... Après une enfance misérable dans un bled perdu, Maggie a pris ses distances avec son passé et rêve de devenir boxeur professionnel. Le jour où Maggie Fietzgerald, 31 ans, munie d'une inflexible détermination, pousse la porte du gymnase de Frankie, à la recherche d'un coach, elle n'amène pas uniquement avec elle sa jeunesse, sa fougue et sa force, mais aussi, une histoire jalonnée d'épreuves et une exigence vitale et urgente: monter sur le ring, entraînée par Frankie afin de concrétiser le rêve d'une vie. Million Dollar Baby est un film d'une sobriété étonnante, austère même, filmé avec un souci du détail impressionnant. Clint Eastwood signe son vingt-cinquième film, apothéose d'un style épuré jusqu'à la stylisation qui dit tout de l'amour perdu, de la Rédemption, de la victoire, de la fatalité et du dilemme moral. Une tragédie en quelques mots qui réhabilite la grandeur du mélodrame. L'acteur-producteur-scénariste raconte une histoire dont la force se suffit à elle-même, filme sans afféteries et joue majestueusement avec l'ombre et la lumière pour exprimer les ambivalences de ses personnages. Atmosphère intime, feutrée, en contradictions avec le cadre, les coups, la fureur du public des combats. D'une sérénité toute zen dans la mise en scène, Clint Eastwood s'exprime dans le dépouillement et raconte, au-delà du ring, l'histoire simple et magnifique d'un coeur et d'une vie recomposés, mais aussitôt brisés.
I.K.
Clint Eastwood l’éternel solitaire
Né à San Francisco le 31 mai 1930, Clint Eastwood fait son apprentissage à l' Universal en 1954, en signant l'un des derniers contrats de salariés proposés par les studios. Au milieu des années soixante, trois succès mythiques de Sergio Leone : POUR UNE POIGNÉE DE DOLLARS (1964), et POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS (1965), LE BON, LA BRUTE ET LE TRUAND (1966), l’imposent parmi les plus grandes stars internationales. Eastwood fonde la société Malpaso, et entame une amicale et fructueuse association avec Don Siegel, d’où sortiront notamment LES PROIES et le premier volet de la saga de l’Inspecteur Harry Callahan, figure bientôt légendaire du cinéma d'action.
Œuvrant à cette époque dans des genres étroitement codifiés, Clint Eastwood se plaît à en détourner subtilement les conventions, n’hésitant pas à placer ses héros dans des situations gênantes ou inconfortables et à leur attribuer des défauts qui leur donnent un surcroît de relief et de vérité humaine.
Devenu réalisateur en 1971 avec "Un frisson dans la nuit", Clint Eastwood tourne, à l’écart des modes, des films tour à tour lyriques et musclés, nonchalants et désenchantés, d’une étonnante liberté narrative.
Figure emblématique du cinéma américain, Clint Eastwood a tenu la vedette de 44 films, dont 12 où il assurait en outre les fonctions de producteur et de réalisateur, et, depuis 1964, a tourné en vedette dans 24 films signés Sergio Leone, Don Siegel, John Sturges, Wolfgang Petersen, etc. Eastwood a remporté, entre autres distinctions : le Kennedy Center Honors Award (décembre 2000), le Lifetime Career Achievement Award du National Board of Review de New York (janvier 2000), une citation au titre de " Favorite All-Time Movie Star aux People’s Choice Awards 1999, 5 People’s Choice Awards au titre de " Favorite Motion Picture Actor " (1981, 1984, 1985, 1987 et 1998), un César d’Honneur (1998), le Golden Laurel Lifetime Achievement Award de la Producer’s Guild of America (1998), le Life Achievement award de l’American Film Institute et de la Film Scoiety at the Lincoln Center (1996), le prestigieux Irving G. Thalberg Award de l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences (1995).
Filmographie : Million dollar baby (2004) - Piano blues (2003) - Créance de sang (2002) - Jugé coupable (1998) - Sur la route de Madison (1994) - Les Cent et une nuits (1994) - Un monde parfait (1993) - Dans la ligne de mire (1993) - L'Homme des hautes plaines (1972) - Joe Kidd (1972) - La Kermesse de l'Ouest (1969) - Un shérif à New York (1968) - Le Bon, la brute et le truand (1966) - Et pour quelques dollars de plus (1965) - Pour une poignée de dollars (1964)
Million Dollar Baby (2004), 4 Oscars raflés lors de la 77ème édition des Oscars 2005.
Casting
Réalisation : Clint Eastwood. Avec : Frankie Dunn (Clint Eastwood) - Eddie Scrap-Iron Dupris (Morgan Freeman) - Maggie Fitzgerald (Hilary Swank)
Scénariste : Paul Haggis - Producteur Clint Eastwood
Production : Warner Bros.
Equipe Technique : Compositeur Clint Eastwood et Kyle Eastwood
Directeur de la photographie : Tom Stern
Directeur artistique : Jack Taylor
Chef décorateur : Henry Bumstead
Producteur exécutif : Robert Lorenz - D'après l'oeuvre de F.X. Toole
Synopsis : Rejeté depuis longtemps par sa fille, l'entraîneur Frankie Dunn s'est replié sur lui-même et vit dans un désert affectif, en évitant toute relation qui pourrait accroître sa douleur et sa culpabilité.
Le jour où Maggie Fitzgerald, 31 ans, pousse la porte de son gymnase à la recherche d'un coach, elle n'amène pas seulement avec elle sa jeunesse et sa force, mais aussi une histoire jalonnée d'épreuves et une exigence, vitale et urgente : monter sur le ring, entraînée par Frankie, et enfin concrétiser le rêve d'une vie.
Après avoir repoussé plusieurs fois sa demande, Frankie se laisse convaincre par l'inflexible détermination de la jeune femme. Une relation mouvementée, tour à tour stimulante et exaspérante, se noue entre eux, au fil de laquelle Maggie et l'entraîneur se découvrent une communauté d'esprit et une complicité inattendues...