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M’Hamedi Alaoui, Amalou, Kemmou et autres Messioui...

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Publier le : February 3, 2005

Doit-on rappeler, d’entrée de jeu, que l’on ne peut rien attendre des discours des partis de la Droite puisque la plupart de leurs dirigeants ou cadres ont déjà exercé et “réexercé” le pouvoir exécutif et sont bien implantés dans l’administration centrale et locale. Ainsi, M’Hamedi Alaoui de l’UC qui était l’invité de  l’émission «vedette» de TVM, «Hiwar», qu’anime son homonyme et non moins star de l’heure, Sidi Moulay Mustapha Alaoui (rien de moins!), a eu la  présence d’esprit, méritoire sans aucun doute, de nous rappeler l’histoire pas très ancienne de la Droite marocaine: ses hommes, ses femmes et ses « grands exploits» (vous avez tout compris!). L’air confiant et fier de sa couleur politique, cette «figure de proue» du parti de feu Maâti Bouâbid n’a pas eu froid aux yeux de proclamer à haute voix que «sa Droite à lui» est l’initiatrice des “grands projets libéraux» (sic) que le Maroc mène actuellement et que les principales formations de l’ancienne opposition boycottaient à l’époque avec acharnement. De là, deux constats, au moins, nous viennent à l’esprit: Premièrement, c’est qu’il est aisé d’être dans l’opposition, d’autant que l’on peut s’arroger tous les titres de gloire (entendez par là, la réalisation de grands projets et  chantiers), alors qu’en réalité, un nombre très important de projets primordiaux pour notre pays ne sont toujours pas réalisés. Or si cet illustre invité de cette émission “phare” estime que la privatisation (pour n’évoquer que cet exemple sur lequel il a insisté) est un processus dont la Droite a fait son cheval de bataille, en son temps, il serait en train ( pour reprendre les propos du grand San Antonio) de «s’enfoncer le doigt dans l’oeil jusqu’au coude!»). Ou comme on le dit et on le comprend très bien chez nous, il serait en train de « vendre le singe et de se moquer de celui qui l’a acheté». Ce n’est certes pas à la Droite ou aux autres formations politiques que revient la primeur des actions réformatrices du début des années 90. Les analystes, savent, à moins de feindre de l’ignorer, que les règles du jeu de la privatisation et autres réformes socio-économiques au Maroc ont été largement dictées par les institutions de Bretton Woods. A titre d’exemple, le rapport de la Banque Mondiale présenté par feu Hassan II le 14 octobre 1995 lors de l’ouverture de la session d’automne de la Chambre des Représentants a, à peine, mobilisé les décideurs politiques de l’époque. C’était donc surtout pour tenir compte des recommandations, voire des injonctions, de ce principal bailleur de fonds du Maroc, qui veille en plus -et de très près-, avec le FMI, à l’application de
leur programme d’ajustement structurel, que le pouvoir central s’est résolument engagé dans l’oeuvre réformatrice de l’Administration, la Justice, l’Enseignement, la Santé...Et là, on peut s’interroger sur la nature de l’implication des partis du Wifaq et du Centre dans ces réformes? Et là, on peut également se demander s’ils ont vraiment pu (voire s’ils en avaient au moins la volonté) supplanter le système des élites locales et d’autres notables qui profitaient impunément de leurs privilèges pour accroître leurs profits ( même si certains d’entre eux ont fait les frais de la campagne d’assainissement engagée par le gouvernement durant le premier semestre 1996, au moment même ou allaient être amorcées des réformes de tous genres : constitutionnelles, politiques, économiques, financières, judiciaires..., faisant du Maroc un grand chantier). Ces partis étaient-ils, par ailleurs, certains du résultat de leur engagement et si ce changement était bénéfique pour l’ensemble de la population et surtout à ces Marocains vulnérables pâtissant d’un esprit bureaucratique dans presque tous les domaines? Ces partis étaient-ils, dans ces conditions, contraints de jouer le jeu en essayant autant que possible de s’arroger quelques prérogatives, fussent-elles formelles, pour sauver la face? La réponse à ces questions trouve, sans aucun doute, son essence dans la réalité désolante de nos administrations, nos hôpitaux, nos infrastructures routières, nos écoles, nos universités, la mauvaise gestion des finances locales, et la liste n’est pas exhaustive. En se comportant, le plus souvent, comme de bons et loyaux serviteurs des intérêts en place et quoiqu’ils avancent que leur attitude était motivée par leur réalisme politique, ces partis, qu’ils le veuillent ou non, sont actuellement dépassés par les événements et leurs dirigeants sont mis à l’index par tous, jeunes ou moins jeunes, qui avaient cru un jour à leurs slogans. On retiendra d’ailleurs cette déclaration de Feu Hassan II au quotidien français «Le Figaro» dans laquelle il a tenu à préciser que « en cas de crise grave, un pays doit pouvoir passer, au pied levé, d’un alternateur à l’autre, c’est ce qu’on appelle l’alternance». En d’autres termes, si les partis de l’ancienne opposition ont été sollicités, c’est parce que le pays traversait une période délicate de sa vie politico-économique et qu’il fallait y remédier. 
Cantonnés actuellement dans le camp de l’opposition, le contrôle des ces formations de la Droite demeure ni suffisant ni satisfaisant pour obliger les députés comme les décideurs, à être effectivement pénétrés de l’importance de leur responsabilité publique, sociale et humaine à fondement éthique. Tel est malheureusement le cas lorsqu’ils sont motivés par des intérêts égoïstes ou partisans et ne cherchent qu’à multiplier leurs passages au Parlement ou au gouvernement pour accroître leurs privilèges et profits. Si ce n’est pas le cas de tous, des légions de brebis galeuses existent bel et bien dans ces camps. Or comme on le sait tous: « Un poisson pourri empeste tout le sac de poissons dans lequel il se trouve...»!

H.Zaatit



 

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