| | Articles » Lire, Voir, Entendre | | Ray LEMA : «A la mémoire de Mizila, ma mère» |
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Auteur : Publier le : January 20, 2005
Tout à fait vrai! Ray (Raymond Lema A’nsi Nzinga) est né dans une gare le 30 mars 1946 au Zaïre (aujourd’hui République Démocratique du Congo). Est-ce de là qu’est né son amour pour la quête musicale? Mizila n’est plus. Mizila, son grand amour, le nom de celle pour qui il a joué et joue encore aujourd’hui, celle qui l’a mis au monde, celle pour qui il compose son dernier album, «Mizila» C’est le nom de sa mère: «C’était une femme extraordinaire. Ce disque a donc une valeur très sentimentale. C’est un peu comme un cadeau que je lui offre, un truc suffisamment simple pour qu’elle puisse l’absorber, l’écouter sans difficulté, elle qui n’avait pas de références musicales», déclare Ray Lema. A 10 ans, il dévoile un don certain pour le piano. Ses capacités à déchiffrer les partitions sont remarquables, et il n’a aucun mal à assimiler des morceaux complexes. L’enfant découvre la musique à travers une culture et une tradition occidentales fort éloignées de ses racines. Mozart, Bach, ou le chant grégorien deviennent son quotidien. Le jeune Ray est désigné accompagnateur officiel des messes à l’orgue pendant des années. Ses professeurs sont si admiratifs de son talent que l’un d’entre eux lui offre même un piano. Sa vocation religieuse se transforme vite en une vocation évidente pour la musique. En 1972, magnétophone sous le bras, il sillonne son pays pendant plusieurs mois. et récolte sons, musiques, danses ou chants, un véritable travail d’ethno-musicologue. Formé à l’occidentale (séminaire, musique classique, piano), Ray Lema est un des musiciens africains les plus curieux (dans tous les sens du terme). Toujours en quête de nouveautés, de découvertes, d’inspirations, il n’a de cesse à sillonner la planète et enrichir son travail qui est certainement aujourd’hui l’une des plus belles synthèses entre musiques africaines et sons du monde entier. Surtout ne ratez pas «Mizila», histoire sans paroles. I.K.
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