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Quand efficacité rime avec courtoisie Altaïr Sécurité Maroc, «gardien» du FIFM 2004

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Publier le : December 23, 2004

La Nouvelle Tribune : Ce serait intéressant de nous peindre un petit schéma historique de la société Altaïr France.
Jacques Zecca, Président Altaïr France:
J’ai choisi ce domaine par passion. J’ai été pendant des années dans le domaine du sport de combat et à ce titre là, je me suis trouvé mêlé à des opérations de sécurité et c’est à ce moment là que j’ai rencontré Mohamed Kadouri qui a été un professionnel de la sécurité dans l’aspect technique des choses. Notre rencontre nous a permis d’élaborer de nouveaux système de sécurité dans le domaine des prestations de grande envergure. Nous avons collaboré ensemble pendant une dizaine d’années sur la France. On a assuré la sécurité pour de grandes manifestations, telles les Molières, les Césars, les Victoires, Miss France...

Vous êtes plus présents dans les manifestations culturelles?
On est plus dans la configuration de la gestion des grands publics que ce soit dans le domaine de contrats permanents. Actuellement nous assurons la sécurité du Châtelet, de l’Opéra Bastille, de la Cité de la musique... On essaie de gérer les foules et tout ce qui peut entraîner des incidents dans cette gestion de foule.

Le domaine de la sécurité est certainement un univers qui subit une nette évolution au niveau technique?
On essaye de faire un mixte entre les nouvelles techniques et une philosophie propre à notre société.

Et en quoi consiste votre philosophie?
On essaye d’allier la courtoisie à l’efficacité. C’est à dire être le plus efficace possible tout en restant courtois et raffiné au niveau du comportement. On a des personnes qui sont très efficaces, qui ont pratiqué les arts martiaux et les techniques du combat ou qui ont reçu chez nous une formation de base minimum qui a permis de développer cet état d’esprit. On essaie de développer cette sensibilité au contact. Il ne faut pas oublier qu’on est dans le domaine festif. La fête doit commencer dès les premiers moments de contrôle.

Et si on parlait de votre association avec Mohamed Kedouri.
Comme je l’ai déjà dit, on a travaillé ensemble depuis une dizaine d’années. Il y a eu une petite séparation, mais on a continué à se voir. Au moment où je suis parti un peu sur l’international , Mohamed est rentré au Maroc. Notre association existe depuis deux ans. Je suis très attiré par Le Maroc, c’est un pays qui, pour moi, est un symbole de richesse, de développement et de sensibilité. S’il y avait un pays au monde où j’aurais voulu réaliser un projet, c’était le Maroc. Mohamed était prêt pour la collaboration. Notre groupe AGEPAR, représente aujourd’hui à peu près 12 millions d’Euros de chiffre d’affaire, a décidé d’une implantation sur le Maroc et d’y mettre les moyens nécessaires. Nous avons créé Altaïr Sécurité Maroc, une sécurité de droit marocain dont le Gérant est Mohamed Kadouri. Nous comptons accompagner ce développement par une formation. Nous voulons avoir des équivalences de diplôme de façon à ce qu’un marocain puisse avoir un diplôme ERP, et monter sur Casa un grand complexe de formation technique, purement incendie et c’est un domaine que Mohamed domine bien.

Qu’en est-il de ce centre?
Mohamed Kadouri, Directeur Général Altaïr Sécurité Maroc :
La Création de ce Centre de formation aura pour objectifs, d’amener au Maroc des professionnels, de mettre sur le marché marocain des professionnels de la sécurité. Il m’arrive souvent de poser la question à des personnes qui ont travaillé pendant de longues années, dans le domaine de la sécurité, et de leur demander ce que signifiait pour eux la sécurité. Eh bien, je vous assure qu’ils ne savaient pas quoi répondre. Je pense qu’il ne suffit pas de faire acte de présence pour être homme de sécurité, c’est un savoir, une éducation, un apprentissage. Le Centre sera mis sur pied à partir du mois de juin 2005, avec bien entendu un bâtiment pour recevoir les stagiaires. Nous pouvons atteindre jusqu’à 100, 200 stagiaires. Nous aurons certainement des conventions avec des entreprises pour leur fournir le personnel formé chez-nous. Il y aura également des formations inter-entreprise, parce que cela ne concerne pas uniquement que les hommes de sécurité, cela concerne aussi le commun des mortels. Nous avons formé des personnes sur la BMCI, nous allons former en juin 2005, le personnel de la BMCE.

Vous avez réalisé une belle prestation au cours du Festival International du Film de Marrakech. Vous avez réussi à marier harmonieusement les principes de votre philosophie (courtoisie et efficacité) et les nouvelles techniques employées dans le domaine de la sécurité.
Moi je dis toujours qu’il ne suffit pas d’avoir de l’argent pour créer une société. C’est un savoir-faire. Jacques et moi, nous avons travaillé dans le domaine de la sécurité depuis plusieurs années. Nous connaissons les plus petits détails de ce métier. Nous savons quand il faut agir et comment. Il faut toujours être avec son personnel, l’accompagner, il faut être sur le terrain avec lui.

Toutes ces personnes travaillent en permanence avec vous.
Pour l’instant, on vient de démarrer. J’ai pris 1/3 des personnes qui ont travaillé avec moi à l’événement Marionnaud. J’ai pris le temps de les observer et ce sont ceux là qui ont assuré la sécurité au niveau du Festival en tant que responsables de zones. Il fallait que je fasse avec eux, chaque matin, un briefing pour leur rappeler les principes de base. Ce n’est pas avec les muscles qu’on peut assurer une bonne sécurité.

Combien de personnes avez-vous prises pour le Festival?
Nous avons 80 personnes comme agents de sécurité et à peu près une trentaine d’hôtesses. Tout notre personnel a une assurance et il est déclaré et bien payé. L’entreprise n’est pas avare d’argent.  Rester debout pendant des heures, c’est très pénible. Pour une longévité, il faut partager. Il faut savoir respecter les gens qui travaillent avec vous.

Propos recueillis par
Ilham Khalifi



 

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