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Maoual expose à Marrakech une œuvre novatrice

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Natif d'Essaouira. Maoual, reçoit le Diplôme National Supérieur d'Expression Plastique à l'école Supérieure des Beaux-arts de Marseille (France).
Il s'y est fixé depuis bientôt trente ans. Les Atlassides se réjouissent de pouvoir faire découvrir un travail authentique, et novateur. Son œuvre. Une production inventive et forte, aux confins de la tradition artistique africaine (gravure, sculptures subsahariennes ; matériaux de récupération) et de l’art contemporain occidental (fortes réminiscences, parfois, du Picasso solaire de l’époque minotaurine). Une quarantaine de pièces présentées aux cimaises de la galerie Les Atlassides, au Guéliz (à deux pas de l’hôtel Ibn Batouta). Chez ce graveur, les lointains se rapprochent et se conjuguent. Le neuf et l'ancien, les traditions picturales, les modernités du Maghreb et de l'Europe s'interpénètrent. Toutes sortes de ressourcements, d'idéogrammes, d'interférences et de symboles se dédoublent, se mixtent ou bien s'affrontent.
On aperçoit sur ses planches des myriades de détails, une intense chorégraphie. On déchiffre des silhouettes, des deuils, des échardes, des naissances et des ombres qui peuvent évoquer la haute Egypte ou bien les fresques du Tassili. Simultanément, on rencontre du bruit et de la fureur, des éblouissements, des greffes et des surgeons, des épisodes périphériques, un arsenal de guerre moderne, un téléphone portable ou des débris d'ordinateurs.
La confusion n'est jamais totale, les dissonances n'empêchent pas l'établissement d'une profonde harmonie. 
Les empreintes, les transparences, les scarifications, les pulsions, les tatouages et les retours de flamme qui traversent les corps en mouvement de ses personnages construisent d'étranges échographies. Sa technique est profondément empirique. Maoual obtient ses surimpressions, ses reliefs et ses encrages à partir de plaques de frigidaires préalablement découpées, martelées, trouées ou bien reforgées.
Tout ce qui peut émouvoir et chambarder un corps humain, ses joies charnelles, ses accidents, ses mutilations, ses transes, ses disputes et ses délivrances, ses espoirs de filiation ou bien son vieillissement se retraduisent et se répercutent sur des flaques de couleur dont les nuances et les compositions sont extrêmement raffinées, à l'intérieur desquelles les noirs et les blancs qui sont largement prépondérants, peuvent se distendre, se grisonner ou bien se bleuter. Les gravures de Maoual mûrissent. Elles ont besoin de l'épaisseur temporelle pour tisser l'étoffe vitale. Aux nombreux passages par le bain d'acide, succèdent ceux des différents encrages. Patiemment, lentement, couche après couche, passage chromatique après l'autre, la gravure prend vie.
 
Galerie-Librairie Les Atlassides, Tél 044 43 79 93



 

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