| | Articles » Lire, Voir, Entendre | | Le Jour d’Après, à l’affiche Cinéma |
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Auteur : Publier le : July 1, 2004
Après le succès de «Indépendance day», qui relève du registre de la science fiction, Roland Emmerich, revient en force avec «The day after tomorrow». Le réalisateur nous livre une oeuvre cinématographique de haute facture. Contrairement au précédent, le film puise sa thématique dans la réalité du 21ème siècle, une réalité fort consternante où l’humanité est le principal protagoniste. Le film met en scène le rapport de l’humanité à l’environnement. L’effet de serre causé par une surabondance de CO2 dans l’air, qui se traduit par un réchauffement de la planète, constitue le noyau dur de cette fiction qui peut parfaitement se substituer à un documentaire, tant les données sont scientifiques, pointues et donc réelles. Ce sont, en effet, des données qui vont dans le même sens que les faits réels et les problèmes climatiques qui sévissent dans diverses contrées du monde. Entre les températures caniculaires ou glaciales, les inondations ou les tornades, les exemples ne manquent pas. Le film s’ouvre sur une conférence internationale où le climatologue Jack Hall (Dennis Quaid) met l’accent sur l’ampleur du problème du réchauffement de la planète qui pourrait aller vers des catastrophes climatiques où la nature revêt l’aspect d’une force dévastatrice, un ennemi face auquel l’Homme n’a aucun pouvoir. Le climatologue tente d’atténuer les dégâts en sommant les pouvoirs publics de réagir, mais ces derniers s’obstinent à faire la sourde oreille, malgré les mises en garde du climatologue, leur seul souci étant leurs intérêts économiques. Lorsqu’ils réaliseront la portée du danger, il sera quasiment impossible de réagir. Résultat, «une immense barrière de glace en Antarctique, une averse de grêle s’abat sur Tokyo causant plusieurs morts, des ouragans sans précédent ravagent Hawaï, une série de tornades dévastent Los Angeles,…» Les craintes de Jack Hall sont alors confirmées et le désastre ne met pas longtemps avant de se produire, une catastrophe écologique à grande échelle sévit. Les cinq continents sont frappés par une violente tempête de neige qui crucifie la planète. Le monde des humains habitués au grand confort est bouleversé. Rien ne marche. Plus de climatisation, plus de chauffage, plus de transport qu’il soit aérien, ferroviaire ou tout simplement routier. Ironie du sort, si jusqu’ici ce sont les Mexicains qui gagnaient clandestinement les Etats unis, face à cette catastrophe, des milliers d’américains quittent les Etats-Unis dans l’urgence, pour trouver refuge au Mexique. Pendant ce temps, le climatologue Jack Hall, tente de sauver son fils qui s’est réfugié avec quelques survivants dans la bibliothèque municipale à Manhattan, alors que tout New York est engloutie sous la glace. Par ailleurs, le film est un véritable périple de suspens à couper le souffle. Les spectateurs sont transportés deux heures durant dans une course intense de lutte contre la mort, accentuée d’effets visuels percutants. En somme, le film veut attirer l’attention des pouvoirs publics et de l’humanité dans sa globalité, en sur la gravité de la dégradation de l’environnement, en les sommant de réagir d’urgence pour atténuer les dégâts qui pointent à l’horizon. Le compte à rebours est déjà enclenché. Un film à voir absolument. Il est actuellement projeté dans plusieurs villes du Maroc : Casablanca (Rialto, Megarama et Dawliz Habous). Rabat (Dawliz), Fès (Empire) et Marrakech (Le Colisée). L. Ouazry
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